Quelle est la différence entre gouvernance et gestion dans les OCAJ?

La gestion est l’application quotidienne de la vision et des orientations par des pratiques de gestion qui sont du ressort de la direction/coordination. Elles touchent à la planification, l’organisation, la gérance des activités, la définition et la mise en œuvre de stratégies, de processus, de méthodes et de mécanismes visant à gérer le travail terrain. La gestion est aussi la capacité à équilibrer les actions et les projets entrepris avec les ressources disponibles (humaines, matérielles, financières).

La gouvernance est une question de vision et d’orientation organisationnelle. Dans la plupart des organismes communautaires autonomes, la gouvernance est assurée par un conseil d’administration qui peut également être appelé comité de gestion, conseil de direction, conseil des gouverneurs, conseil exécutif, etc. Ce groupe supervise l’organisation en s’assurant qu’elle remplit sa mission, qu’elle respecte ses valeurs et qu’elle reste viable à long terme. D’une part, elle concerne la relation entre les membres du CA et la direction ou la coordination, et d’autre part, la direction/coordination de l’organisme et les parties prenantes comme les employés, les bénévoles, les partenaires et collaborateurs, les bailleurs de fonds et l’État avec ses composantes municipales, provinciales et fédérales.

Le CA d’un OCAJ a pour objectifs de:

  • Établir et préserver sa mission, sa vision et ses valeurs ;
  • Prendre des orientations en conséquence des balises de l’action communautaire autonome et de l’approche globale communautaire ;
  • Développer sa stratégie et en définir les objectifs ;
  • Créer et approuver les politiques et les règlements ;
  • Garantir la conformité avec le document constitutif (la charte)
  • Sélectionner, gérer et soutenir la direction ou la coordination ;
  • Déléguer le pouvoir et l’encadrer
  • Signifier des attentes clairement définies ;
  • Contrôler la performance ;
  • Garantir la responsabilité et la conformité avec les lois et les réglementations de l’État ;
  • Assurer une supervision financière appropriée.

Une fois que l’équilibre entre les responsabilités du conseil, de la direction/coordination ou de la coordination et des employés est établi et qu’il fonctionne bien, l’organisation est plus apte à :

  • Remplir sa mission ;
  • Concrétiser sa vision ;
  • Respecter ses valeurs constitutives ;
  • Travailler conjointement avec ses partenaires et collaborateurs ;
  • Interagir avec tous les groupes de sa communauté locale ;
  • Répondre aux attentes des parties prenantes ;
  • Établir des programmes de qualité qui soient réalisables et efficaces ;
  • Se conformer aux lois, aux réglementations et aux autres exigences ;
  • Et enfin, rayonner dans son milieu à la mesure des impacts de ses actions et de ses résultats.

Si votre organisation a des difficultés pour trouver un équilibre entre le conseil et la direction/coordination, revoyez les documents suivants afin de voir quels paramètres y sont définis :

  •  La charte de votre organisme et tous les autres documents constitutifs : les règlements généraux, etc. ;
  • Le mandat du conseil, ses pouvoirs et ses responsabilités ;
  • Les attentes clairement signifiées envers la direction/coordination par le CA ;
  • Les mécanismes de délégation de pouvoirs
  • Les responsabilités de la direction/coordination ;
  • Les tâches des employés ;
  • Le rôle des bénévoles.[1]

Si ces sources sont insuffisantes pour clarifier la situation, alors envisagez de demander au conseil de définir plus clairement les responsabilités, les procédures, les règlements, les politiques. En bout de piste, c’est aux personnes chargées de la gouvernance de s’assurer que les rôles organisationnels et les structures sont clairement définis.



[1] Les membres du conseil d’administration ne sont pas inclus dans les bénévoles dans ce cadre d’analyse. Ils sont une partie prenante.

Échange d’expertise

Reconnaître la force de la différence

Les organismes communautaires autonomes jeunesse au Québec (OCAJ) sont reconnus pour leurs capacités à prendre le pouls de leurs communautés locales, à travailler avec leur milieu dans une dynamique de co-construction en plus d’identifier, d’innover et d’adapter leurs pratiques aux réalités multiples des jeunes.

Les membres du ROCAJQ tendent tous à utiliser l’Approche globale communautaire comme philosophie d’intervention. Ils ont un rayonnement local, parfois provincial ou national et, dans certains cas, une reconnaissance internationale. Les directions et les coordinations des organismes membres du ROCAJQ sont reconnues pour leurs expertises et leurs savoir-faire.

Lors de notre congrès d’octobre 2011, nous avons collectivement reconnu une des nombreuses forces de ces personnes et leur avons demandé de la partager avec une autre direction ou coordination qui souhaitait un tel partage. Voici donc, sous un modèle «donner au suivant» les liens de partage entre nos membres pour l’année 2012.

Diane Fréchette du Réseau d’entraide des Appalaches transmettra son expertise en sélection des ressources humaines à Mame Moussa Sy du Centre communautaire Bon courage de la Place Benoît qui transmettra son expertise en financement public et privé des organismes communautaires autonomes jeunesse à Jennifer Cooke d’Ici par les arts qui transmettra son expertise en stratégies de réseautage à Louise Fortin de Squat basse-Ville qui transmettra son expertise en relations publiques à Julie Ouellet de l’Antre-Jeunes de Mercier-Est qui transmettra son expertise en organisation d’activités d’autofinancement à Caroline Guérard du Refuge la Piaule du Centre du Québec qui transmettra son expertise des relations de co-construction avec les partenaires à Martial Rousseau du Centre des Jeunes St-Sulpice qui transmettra son expertise des outils de planification stratégique à Josianne Daigle du Centre d’intervention jeunesse maskoutain qui transmettra son expertise de l’organisation d’assemblée générale annuelle dynamique à Lise Toupin de Répit jeunesse; Carol Pagé du Travail de Rue de l’Ile de Laval qui transmettra son expertise de l’évaluation des activités à Manon Harvey d’En Marge 12-17 qui transmettra son expertise de la gestion de projets d’envergure à Louise Dontigny d’Alliance Jeunesse qui transmettra son expertise en dynamisation des équipes de travail en contexte communautaire à Michel St-Gelais de Service de travail de rue de Chicoutimi qui transmettra son expertise en développement régional par le réseautage à Isabelle Bozza du CMS Café Le Complice qui transmettra son expertise de l’engagement des jeunes à Danielle Goulet de Macadam Sud qui transmettra son expertise de la gestion des ressources humaines à Guy Boisvert de l’Oasis unité mobile d’intervention qui transmettra son expertise du développement de la visibilité des organisations à François Bergeron d’Oxy-Jeunes qui transmettra son expertise en loisir culturel à Francine Charland d’Atelier 19 qui transmettra son expertise de l’art communautaire à Raymond Viger de Journal de la Rue/Café Graffiti/Reflet de société qui transmettra son expertise avec les médias sociaux à François Savoie de l’Association pour les jeunes de la rue de Joliette qui transmettra son expertise des partenariats stratégiques communautaires Carol Pagé du Travail de Rue de l’Ile de LavalDenise Guillet de l’Annexe à Rolland qui transmettra son expertise du développement de l’image de marque à Christine Black de l’Escale de Montréal-Nord qui transmettra son expertise de la gestion des projets multiples et éclatés à Martin Strauss de Projet TRIP qui transmettra son expertise des outils de la gestion administrative à Steve Richard de RAP Jeunesse des Laurentides qui transmettra son expertise du développement des collaborations et des partenariats à Diane Fréchette du Réseau d’entraide des Appalaches.

 

L’engagement des jeunes

Amorce pour la discussion de groupe – Forum pour le partenariat

Imagine Canada, 25 octobre 2011

Annie Gauvin, directrice générale du ROCAJQ

 

Le discours sur l’engagement des jeunes est fréquemment teinté de contradictions. Il peut même parfois alimenter une certaine « schizophrénie ». Notre société tient de multiples propos, assez souvent contradictoires, autour de l’engagement des jeunes.  D’une part, on leur dit directement qu’ils ne sont plus aussi engagés que « dans notre temps » et de l’autre, on met en place des instances comme l’escouade GAMMA : Guet des activités et des mouvements marginaux et anarchistes qui relève de la Division du crime organisé de la police de Montréal.

Lors d’un colloque organisé, en 2008, par la Ligue des droits et libertés, le profilage politique, rarement considéré en Occident, a été discuté. Il a été convenu d’aborder l’attitude discriminatoire de profilage politique comme un déni des libertés d’assemblée et d’expression, notamment pour les jeunes. D’ailleurs, l’ONU avait demandé une enquête publique à ce sujet, mais elle n’a jamais eu lieu. L’article 10 de la Charte des droit de l’Homme prévoit pourtant que toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur les convictions politiques ou l’âge.

En décembre 2010 paraissait l’étude Asymmetry in Protest Control?, Patrick Rafail, Université d’État de la Pennsylvanie. Ce sociologue a analysé des manifestations organisées à Montréal, pour constater que 14 % de ces manifestations sont la cible d’arrestations et que « la police de Montréal s’en prend systématiquement à certains groupes de contestataires » en raison de leur identité politique. C’est-à-dire en fonction de ce qu’ils sont, et non de ce qu’ils font dans une manifestation. Le discours paradoxal créé par ce genre d’attitude induit un sentiment contradictoire auprès des jeunes.

Ainsi, GAMMA est un exemple de la discrimination entre les bons engagements et les engagements répréhensibles. Comme il relève de la Division du crime organisé, on peut se demander s’il est criminel aujourd’hui d’être jeune et politiquement engagé et « marginal » ?

Le discours sur les jeunes qui ne veulent plus militer, qui ne s’engagent pas, qui ne prennent pas de responsabilité, qui sont rivés à leurs ordinateurs, ces gens qui portent ce discours ne considèrent certainement pas les milliers de jeunes qui participent à de nombreuses manifestations, s’impliquent dans des actions sociales et militent pour diverses causes.  Il n’y a qu’à penser aux Indignés, qui occupent la Place du Peuple, ici à Montréal, mais aussi dans plusieurs pays du monde. Ce mouvement ne fait pas l’unanimité, mais on ne peut pas nier que les jeunes sont mobilisés et qu’ils militent selon leurs convictions et abordent des problématiques qui nous touchent tous. Pensons aussi aux Pirates (PARTEI), ce parti politique qui prône la démocratie directe et qui a obtenu 8,9% des suffrages aux élections de Berlin, leur garantissant 15 sièges au Parlement.

Enfin, pensons aux Zombies de Walt Street qui militent pour une prise de conscience des effets du système économique actuel sur les rapports humains. Ces jeunes « déguisés » en zombies croient davantage que ce sont les impacts du système économique actuel qui créer le sentiment d’isolement croissant et non pas les outils technologiques qui, justement, les mettent en lien les uns avec les autres.

Un autre concept que j’aimerais amener ici est la mise en évidence de la désaffection des jeunes par rapport aux formes classiques de l’engagement, dont l’engagement bénévole sur le terrain. Nous restons très largement prisonniers d’une conception de l’engagement qui privilégie une structure de bénévolat qui, souvent, ne tient pas compte des réalités des jeunes et des perspectives nouvelles qu’ils peuvent amener dans un groupe. Pourtant, les manières dont les jeunes ont de se mobiliser sont multiples et efficaces sans que nous n’y portions suffisamment d’attention pour les inclurent dans nos pratiques. Que ce soit l’engagement à l’échelle locale ou le mouvement altermondialiste, on sous-estime la mobilisation des jeunes et lorsqu’elle est visible comme lors de manifestations sur la rue, soit on les ignore, s’il n’y a pas d’excès ou qu’on les réprime.

Pourtant, un certain nombre d’organismes communautaires dans les mouvements de la jeunesse et d’éducation populaire témoignent de la vitalité et de la mobilisation des jeunes. Chaque année au Québec, il y a des milliers de jeunes qui s’engagent dans des démarches d’empowerment individuelles et collectives. La plupart d’entre eux se disent prêts à se mobiliser pour une initiative, un projet, une cause ou d’adhérer à un groupe, mais pas à une structure dont ils ne comprennent pas la rigidité, la lourdeur ou les contraintes. Ils sont plus pragmatiques qu’idéologiques. Ils vont préférer s’engager s’ils peuvent voir un lien direct entre cet engagement et les impacts attendus. Si les organismes ne parviennent pas à convertir la capacité de mobilisation des jeunes en engagement envers l’organisme, c’est souvent parce qu’il y a une confusion entre la mobilisation, le militantisme, l’adhésion et l’engagement du jeune. Les idéologies véhiculées par l’organisme limitent le sentiment d’adhésion et l’appartenance à l’organisme.

Centré sur l’empowerment individuel caractérisé par l’accomplissement personnel, les capacités relationnelles et l’intégration sociale, économique et culturelle, les organismes de sports et d’activités culturelles apparaissent, dès lors, comme autant de lieux privilégiés des jeunes, lorsqu’ils acceptent d’agir dans une structure un peu plus rigide ou contraignante. C’est parce qu’ils y trouvent une contrepartie qu’ils jugent acceptable dans cette perspective d’empowerment individuel, qu’il est plus facile pour eux de s’y engager.

Le débat quant à l’engagement des jeunes doit porter sur notre capacité collective à concilier le processus identitaire et d’individualisation des jeunes, en y incluant leurs façons d’être, de penser et d’agir. Nous avons là un défi de taille qui nécessite de débattre collectivement des problèmes de société et de s’entendre sur des codes communs de compréhension de ces problèmes pour en faciliter l’adhésion des uns comme des autres. Aussi, la démarche ne doit pas s’appuyer sur une structure de l’engagement envers le groupe, mais doit revêtir un caractère d’autogestion et d’autonomie pour que les jeunes y adhèrent. Ça demande de revoir nos façons de faire en commençant par éviter de juger l’individualisation croissante, qui est la marque de notre société. L’individualisation n’écarte pas la quête de solidarité et de partage. Elle est un chemin différent plus pragmatique qu’idéologique.

«Aujourd’hui, il n’y a plus de transmission de l’héritage dans sa forme traditionnelle. Il ne s’impose plus comme allant de soi, mais passe par sa mise en débat, en discussion, son expérimentation. L’acquisition d’une capacité à délibérer, à juger, à choisir, à négocier, la « réflexivité » devient essentielle. C’est une capacité de mise à distance critique vis-à-vis des cadres sociaux, groupes d’appartenance et rôles jusqu’alors assignés à l’individu. Capacité « qui s’ancre dans l’évaluation que font les jeunes dans le monde qui les entoure, dans la perception qu’ils ont de leur propre personne et la manière dont ils se projettent dans l’avenir[1]»

[1] BECK Ulrich, « La société du risque », Aubier, Paris, 2000, cité dans LABADIE Francine, RAGI Tariq, « Les jeunes et la politique », Agora débats/jeunesse, no 30, 2002, p. 19, cité dans RICHEZ, Jean-Claude, «Participer, s’engager : L’engagement des jeunes aujourd’hui», Jeunesse, éducation, territoire, Cahiers de l’Action, INJEP, p.7



 

Notre dernier rapport d’activités est maintenant disponible

Cette année, nous pouvons dire que le ROCAJQ est un réseau fort de ses membres. La ferveur retrouvée, l’engagement des OCAJ auprès des jeunes, la créativité des équipes de travail de nos membres ainsi que les savoir-faire des directrices, des directeurs, des coordonnatrices et des coordonnateurs font de notre collectif un lieu où il est possible de donner le meilleur qui soi aux communautés du Québec.

Un pas important vient d’être réalisé cette année. Le ROCAJQ a revu de façon significative son rôle, ses valeurs, ses orientations et les défis qu’il compte relever au cours des prochaines années. Toutefois, il y a une chose qui n’a pas changée : celle d’avoir un préjugé favorable pour les jeunes et d’agir en conséquence. D’ailleurs, tous les changements ont donné de l’effervescence à nos actions dans cette perspective, notamment pour définir l’approche globale communautaire. Le bilan des activités pour l’année 2010-2011 en témoigne.

Nos partenaires et nos collaborateurs nous sont restés fidèles. Par leur soutien, ils ont démontré leur confiance aux OCAJ qui assurent des pratiques pertinentes et concrètes, ainsi qu’aux jeunes qui ont trouvé des solutions, parfois avant-gardistes, pour eux-mêmes et pour leurs implications dans la communauté. Les impacts qui découlent de ces solutions et de l’action des OCAJ sont collées aux réalités de la jeunesse et des communautés locales. Merci de votre appui et de nous accorder, année après année, le support dont notre Regroupement a grandement besoin.

La mobilisation était une de nos principales préoccupations et les OCAJ ont répondu présent quand nous avons eu besoin d’eux. De notre côté, nous avons développé un nombre impressionnant de nouveaux services et répondu à de nouvelles demandes de nos membres. Nous avons aussi mené plusieurs dossiers de fronts et revu l’ensemble des façons de faire.

Les efforts consentis par les membres du conseil d’administration pour la réussite de l’important virage qui a été accompli cette année ont été d’une importance capitale et je tiens à le souligner. Je veux aussi saluer et remercier plus particulièrement le président sortant pour le travail constant qu’il a accompli au cours des années qu’il a passé à la présidence.

Un merci tout particulier aux membres des comités qui ont contribué directement aux succès de cette année. Nous comptons de plus en plus d’organismes prêts à s’impliquer et ça nous donne le «carburant» nécessaire à poursuivre dans cette même veine. Continuer comme ça, nous sommes vraiment bien reparties. Avec vous, je crois que le ROCAJQ peut être un modèle. La petite équipe du ROCAJQ s’est dévouée et il y a de quoi être fier de ce qui a été réalisé jusqu’à maintenant. Il ne tient qu’à nous de le pousser encore plus loin pour les prochaines années.

Annie Gauvin
Directrice générale

Le congrès du ROCAJQ : un succès sur toute la ligne !

En 2011, le congrès du ROCAJQ fut un succès sur toute la ligne.

Voici un article écrit par Raymond Viger, un de nos membres du Journal de la Rue. Vous trouverez l’article sur son blog à : http://raymondviger.wordpress.com/2011/10/16/rocajq-regroupement-organismes-communautaires-autonomes-jeunesse-quebec/

Congrès du Rocajq : Briser l’isolement des organismes communautaires

Comment aider les intervenants qui se dévouent corps et âmes sur le terrain? Comment soutenir les organismes qui vivent souvent la précarité et la marginalité?

Les relations avec les gouvernements et les différents regroupements qui représentent les organismes communautaires ne sont pas toujours aisés. Après avoir passé une semaine de travail surchargée, il n’est pas toujours facile de trouver un peu de temps pour s’impliquer dans tous les débats et d’en comprendre les enjeux.

Pour nous soutenir dans tous ces dossiers administratifs, notre organisme est maintenant membre du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ).

Être membre du ROCAJQ

annie-gauvin-regroupement-organismes-communautaires-autonomes-jeunesse-quebec-rocajqAprès quelques mois de membership, je suis agréablement surpris du travail accompli par ce regroupement. Un regroupement ouvert à la remise en question, aux différences, des membres d’expérience engagés et impliqués… La permanence, assurée par Annie Gauvin et Sylvie Norris, accompli un travail grandiose avec la même vigueur que ces membres.

sylvie-norris-rocajq-regroupement-organismes-communautaires-autonomes-jeunesse-quebecDanielle et moi arrivons du Congrès du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ). Nous sommes très satisfait de cette rencontre avec des membres tout aussi engagé que nous. J’ai été surpris de revoir plusieurs anciens collègues croisés lors de mes débuts, il y a maintenant près de 20 ans.

Nous sommes convaincu que notre présence et notre implication au sein du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (Rocajq) sera un outil important pour le développement de notre organisme et du soutien que nous offrons à nos membres.

 


Devenir un partenaire financier

Agissez à nos côtés! Le plan de visibilité : Télécharger le document PDF

Le 12 octobre 2011 se tiendra à Val-David un souper-conférence avec Anne Marcotte suivi d’un hommage à nos membres. Le magazine Clin d’oeil élevait Anne Marcotte, animatrice et productrice de VoirGRAND.tv, au rang des femmes les plus allumées au Québec en 2006.

Cet événement valorise l’excellence de nos membres dans les communautés du Québec. Présents dans 48 localités, ils œuvrent tant en milieu urbain qu’en milieu rural.

Organisée par le ROCAJQ, cette soirée reconnaitra la participation communautaire de ses membres à l’essor des communautés québécoises. Cet événement auquel vous êtes convié est l’occasion de célébrer les réussites, mais surtout de partager avec vous une vision et des objectifs d’avenir.

C’est pourquoi, pour la première fois, nous faisons appel à tous ceux et celles qui ont conscience de l’importance d’une telle initiative. L’organisation de cette soirée hommage, dans le cadre de notre campagne de financement, est un premier pas pour faire appel à la générosité des citoyens, des entreprises, des autorités publiques, des universitaires, des syndicats, des bailleurs de fonds et des fondations pour qu’ils se joignent à nous. Ensemble, nos voix feront un écho aux jeunes du Québec de tous les horizons afin que ceux-ci affirment haut et fort qu’ils font partie de ceux qui feront le Québec de demain.

En nous soutenant, vous permettrez que l’apport social de nos membres aux communautés locales du Québec soit mieux connu et rayonne de ses succès. Ainsi, vous deviendrez notre partenaire privilégié et un acteur engagé auprès des jeunes dans la nécessaire contribution sociale qui doit être fait au développement des communautés locales du Québec dans le contexte de la mondialisation. En tant que partenaire, vous serez à nos côtés et serez régulièrement informé de l’avancée de nos travaux.

 

Les OCAJ

De l’émergence de nouvelles réalités jeunesse à l’innovation sociale

Annie Gauvin, directrice générale du ROCAJQ

Les organismes communautaires autonomes jeunesse (OCAJ) ont développé des pratiques qui s’inscrivent dans l’approche globale communautaire. Elles sont une autre voie pour que les jeunes trouvent leur place au sein de leur communauté locale et qu’ils y soient des acteurs de premier plan. Nos différences, bien assumées, coexistent dans le plus grand intérêt des jeunes durant leurs parcours de vie et sont une richesse collective.

Les réalités régionales diffèrent, et leur historique ainsi que leur développement ont un impact notamment quant à la place des jeunes et du rôle qu’on veut leur faire jouer dans ces régions. Par exemple, des recherches sur l’histoire du Saguenay­-Lac-Saint-Jean viennent jeter un nouvel éclairage sur le rôle qu’ont joué l’État et les entreprises privées dans la manière de gérer le développement de cette région qui, jusqu’en 1842, a été empêché par l’État de tout peuplement afin de maintenir le monopole des entreprises privées.

Il est évident que les réalités des jeunes sont intimement liées et indissociables des communautés dans lesquelles ils évoluent. Les actions et le rôle des membres du ROCAJQ ne sont pas en marge des communautés locales dans lesquels ils s’inscrivent. La diversité de leurs actions en fait des partenaires de premier plan pour permettre à des milliers de jeunes à travers tout le Québec de vivre des parcours diversifiés. Ces jeunes peuvent parfois vivre des situations particulières, voire difficiles, mais les organismes communautaires autonomes membres du ROCAJQ ne les prennent pas uniquement sous l’angle de leurs problèmes et des services requis. Ils considèrent d’abord les jeunes avec leurs potentiels et leurs caractères exceptionnels qui ne peuvent qu’être garants d’un avenir prometteur tant sur le plan social que culturel, politique et économique pour le Québec.