Suite du Colloque portant du l’engagement des jeunes du 24 au 27 avril 2012

Julie Mareschal, Cégep François-Xavier-Garneau
Martin Goyette, CRÉVAJ, ENAP
Patrice LeBlanc, UQAT
Nicole Gallant, INRS – Urbanisation, Culture, Société
Madeleine Gauthier, INRS – Urbanisation, Culture, Société
Elizabeth Greissler, Université de Montréal
Jean-Louis Paré, UQTR
Éric Richard, Campus Notre-Dame-de-Foy
Stéphanie Garneau, Université d’Ottawa
Marc Molgat, Université d’Ottawa
Diane Farmer, University of Toronto
Valérie Becquet, Université Cergy-Pontoise
Vincenzo Cicchelli, Université Paris-Descartes
Jorge Benedicto, UNED, Espagne, INRS UCS
Annalisa Lendaro, CREVAJ, ENAP, LEST CNRS
Michele Altomonte, Università degli Studi di Torino

« Engagez-vous, qu’y disaient »

Les jeunes sont apathiques, passifs, matérialistes, individualistes, narcissiques et se sont
désengagés de la politique. Voici ce qu’on reproche aux jeunes depuis tant d’années.
À Baie Saint-Paul, se tenait du 24 au 27 avril un colloque portant sur l’engagement des jeunes
dans les diverses sphères de leur vie. Ce colloque réunissait plusieurs spécialistes internationaux
de la jeunesse, du travail, de l’éducation et des politiques publiques à l’endroit des jeunes et
avait pour but de circonscrire les diverses manières, voire les nouvelles manières, qu’ont les
jeunes de s’engager. Les événements qui se sont produits pendant notre réunion de recherche
nous ont vivement incités à nous positionner publiquement sur le mouvement étudiant et le
conflit social dont est actuellement témoin la société québécoise.

S’engager pour une cause commune

En sociologie politique, l’engagement se définit comme la participation à une action collective
en vue de revendiquer, de promouvoir ou de défendre une cause commune. L’engagement peut
prendre plusieurs formes, y compris celles de la résistance et de la contestation. Tenter de
comprendre l’engagement, on l’aura compris, c’est aussi nous pencher sur la manière dont une
société, à commencer par son gouvernement, participe à la construction de l’engagement (ou
du non-engagement) des jeunes.
Malgré les gaz lacrymogènes, les injonctions et les arrestations massives, nos jeunes soidisant
« apathiques » ont osé depuis plusieurs semaines prendre la parole publiquement afin de
proposer une autre vision de la société. Ces étudiants font le choix d’insister sur l’importance
d’un service public qui demeure accessible pour tous, au prix de leur intérêt personnel immédiat
(risque du report de l’obtention d’un diplôme, perte d’un emploi d’été, etc.). Ils le font un peu
pour eux, mais surtout pour les étudiants qui leur succéderont. Il y avait longtemps que nous
n’avions assisté à une mobilisation collective de jeunes d’une telle ampleur au Québec. La
société québécoise devrait être soulagée de voir une jeunesse aussi politisée et aussi engagée.

Un déni de reconnaissance

Mais que récolte actuellement cette jeunesse engagée? Un déni de reconnaissance de la part du
gouvernement. L’État refuse de les écouter, de les entendre, de les voir. Pire, il fait preuve de
mépris en judiciarisant un conflit de nature sociale et en poussant l’odieux jusqu’à faire de
l’humour à leurs dépens. Bref, les étudiants ne sont pas pris au sérieux. On ne les considère pas
comme des acteurs sociaux et des interlocuteurs valables comme les autres, probablement
parce qu’ils sont jeunes et ne parlent pas le même langage politique que leurs décideurs. Cette
attitude condescendante et provocante, où il n’est fait aucun effort pour comprendre le sens et
les formes de leur participation politique, risque ou bien de les démobiliser et de les rendre
apathiques pour de vrai, ou bien d’encourager à la révolte.

La « désobéissance civile » comme engagement?

Certains esprits réducteurs seront tentés de nous accuser d’encourager la crise en ne dénonçant
pas ouvertement les quelques actes de désobéissance civile auxquels nous avons pu assister.
Ces actions, que d’aucuns considèrent illégitimes, sont à être resituées dans le contexte dépeint
plus haut. Quel engagement politique peut-on espérer des jeunes lorsqu’on ne prend pas leur
parole au sérieux? Est-il si surprenant que, quand on ne semble pas être entendu, on cherche à
parler de plus en plus fort, à crier? On ne peut penser la résistance et la contestation, ni leur
traduction en actes, sans penser également le pouvoir qui leur fait face. Avant de condamner les
contestations étudiantes, ne devrions-nous pas examiner la manière dont le gouvernement a
traité les étudiants et leurs revendications depuis le début?

Vous dites : Année internationale de la jeunesse ?

Saviez-vous que les Nations Unies ont décrété l’année internationale de la jeunesse pour 2010-2011 ? Oups, nous sommes en 2012 ! À la grandeur de la planète, il y avait un seul thème : Dialogue et compréhension mutuelle. Est-ce que cela évoque quelque chose ?

Au Québec, aucune action n’a été entreprise ou même soutenue par les gouvernements actuels. Le Premier ministre du Québec avec le Secrétariat à la jeunesse sont responsables des dossiers jeunesses  Comment se fait-il que cet événement ait passé sous silence ? Comment interpréter cela autrement que comme un manque de volonté d’ouvrir le dialogue avec les jeunes du Québec ? Le mutisme des principaux pouvoirs politiques destinés à la jeunesse laisse perplexe et la lutte actuelle des étudiants est une autre manifestation de ce manque d’ouverture envers la jeunesse.

Des représentants du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) ont participé à un point de presse, le 22 février 2012. Cet événement était organisé par des jeunes mobilisés et impliqués accompagné du Bureau de consultation jeunesse qui oeuvre avec eux dans leur communauté. Ils ont dénoncé l’absence totale d’engagement des pouvoirs publics et de de leurs représentants dans le cadre de l’année internationale de la jeunesse.



En proclamant cette Année internationale par sa résolution 64/134
, adoptée en décembre 2009, l’Assemblée générale des Nations Unies a montré combien la communauté internationale tenait à intégrer les questions de la jeunesse aux activités de développement menées aux niveaux mondial, régional et national. Placée sous le thème Dialogue et compréhension mutuelle, cette Année internationale vise à promouvoir les idéaux de la paix, du respect des droits de l’homme et de la solidarité entre générations, cultures, religions et civilisations.

Le monde est aux prises avec des crises nombreuses et souvent simultanées, et la réalisation des objectifs de développement fixés au niveau international se heurte à des obstacles sur le plan des finances, de la sécurité et de l’environnement et à des difficultés socioéconomiques. Pour assurer un processus de développement durable et général, il faut investir dans la jeunesse et agir en partenariat avec les jeunes.

Les jeunes aspirent à entreprendre un dialogue entre générations pour être une partie prenante des décisions qui les touchent. Les difficultés des étudiants à se faire entendre sont tristement partagées par d’autres jeunes au Québec qui se heurtent au mutisme de nos dirigeants avec encore plus de véhémence. Les étudiants ont la force du nombre et sont actuellement porteurs d’une voix qui se fait entendre de plus en plus. Nous espérons que cette mobilisation pourra faire écho aux jeunes moins nombreux, mais engagés de plein pied dans des transformations sociales collectivement profitables. Ils oeuvrent, notamment, pour que la politique jeunesse de 2001 soit révisée afin d’en diminuer l’influence prédominant de l’économie sur les décisions concernant l’éducation, la santé, les services sociaux, la culture, l’environnement, l’emploi et le développement local.

En complément d’information, vous êtes invités à lire le texte suivant http://rocajq.org/2012/02/24/un-silence-qui-parle-une-jeunesse-qui-en-a-long-a-dire/. Peut-être y trouverez-vous des arguments intéressant quant à la nécessité pour les dirigeants d’ouvrir le dialogue avec tous les jeunes, quel qu’ils soient.

Un silence qui parle, une jeunesse qui en a long à dire

En réaction au silence entendu lors de l’Année internationale de la jeunesse (AIJ) proclamée par l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui avait pour thème « dialogue et compréhension mutuelle » et qui a pris fin au mois d’août 2011, les jeunes du Bureau de Consultation Jeunesse (BCJ) accompagnés de l’équipe de travailleurs communautaires de l’organisme veulent présenter leurs réflexions sur la place de la jeunesse au sein de la société québécoise d’aujourd’hui.

L’Année internationale de la jeunesse, un événement important ?

Le 5 février 2010, les membres de l’ONU, dont le Canada fait partie, ont décidé en assemblée générale de proclamer l’année 2010 Année internationale de la jeunesse : dialogue et compréhension  mutuelle et qui devait débuter le 12 août 2010.  Nous pouvons lire sur leur site la résolution adoptée :

« Considérant qu’il importe de diffuser parmi les jeunes les idéaux de paix, de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, de solidarité et d’attachement aux objectifs de progrès et de développement, […]

Sachant que la manière d’aborder les difficultés et les potentialités de la jeunesse aura une influence sur la situation sociale et économique actuelle ainsi que sur le bien-être et les moyens d’existence des générations futures,

Sachant également que l’année 2010 marquera le vingt-cinquième anniversaire de l’Année internationale de la jeunesse : participation, développement, paix, et soulignant qu’il importe de célébrer cet anniversaire,

Convaincue que les jeunes doivent être encouragés à investir leur énergie, leur enthousiasme et leur créativité dans le développement économique, social et culturel et la promotion de la compréhension mutuelle, […]

  1. Décide de proclamer l’année commençant le 12 août 2010 Année internationale de la jeunesse : dialogue et compréhension mutuelle ;
  2. Invite tous les États Membres, les institutions spécialisées, les fonds et les programmes du système des Nations Unies et les organisations de jeunes à tirer parti de la célébration de l’Année pour faire fond sur les synergies entre les activités devant être menées à bien aux échelles nationale, régionale et internationale durant l’Année et promouvoir […]
  3. […]
  4. Demande aux États Membres, aux organisations internationales et éventuellement régionales et à toutes les parties prenantes concernées, dont le secteur privé et la société civile, d’appuyer toutes les activités liées à l’Année, notamment au moyen de contributions volontaires »[1]

Comme il est possible de le constater dans cette résolution, les pays membres sont appelés « à appuyer diverses activités destinées à célébrer cette Année tant aux plans mondial que local »[2] Que s’est-il passé au Québec ? Voici un bilan fort inquiétant.

En août 2010, par une lettre envoyée aux médias, le Bureau de Consultation Jeunesse (BCJ) s’est adressé au premier ministre Jean Charest, responsable des dossiers jeunesse, « … afin qu’il nous fasse part rapidement de ce qu’il compte mettre en œuvre pour assurer la meilleure contribution du Québec à cette Année de la jeunesse »[3]. Désirant faire des projets dans le cadre de cette année, le BCJ a été surpris de constater la méconnaissance des acteurs jeunesse (différents partenaires travaillant auprès des jeunes) concernant la proclamation de l’AIJ. Cette situation soulève plusieurs questions : comment se fait-il que les principaux concernés, c’est-à-dire les groupes travaillant directement auprès des jeunes, n’en soient pas informés ? Y a-t-il eu un manque de transmission d’information de la part de nos gouvernements ? Peut-on y voir un message quant au faible degré d’intérêt du gouvernement pour les jeunes ?

Il est surprenant de comparer l’intérêt de la première AIJ, qui a eu lieu en 1985, à celle de 2010. Lors d’une émission radiophonique à Radio-Canada en 1986, Michel Clair, alors « ministre québécois responsable de cette année de la jeunesse », trace un bilan des activités réalisées. Le Québec est la province canadienne qui a le plus investi dans l’événement, avec une enveloppe budgétaire de 9,4 millions pour financer la réalisation de 700 projets. »[4]. Qu’en est-il du bilan de 2010 ? Une recherche dans Internet nous questionne quant au nombre d’activités réalisées sur le territoire québécois. Le BCJ a tenté de faire financer quelques projets dans le cadre de l’AIJ, tant au niveau provincial que fédéral, mais sans succès. Seule une caisse populaire a contribué à un événement festif nommé Célébrons la jeunesse, qui a eu lieu à Laval le 5 août 2011 et qui a été organisé par des jeunes de différents organismes communautaires de la région (Bureau de Consultation Jeunesse, Travail de Rue Ile de Laval, Centre Communautaire Val Martin).[5]

Un désintérêt gouvernemental face à une réelle implication citoyenne ?

En 1985, lorsque l’ONU a décrété la première Année internationale de la jeunesse, le Bureau de Consultation Jeunesse (BCJ) en a profité pour insister sur la reconnaissance primordiale de la place occupée par la jeunesse dans notre société. Dans un mémoire transmis au comité sénatorial spécial sur la jeunesse le 7 août 1984, M. Gilles Tardif, secrétaire par intérim du BCJ, insiste sur ce point : « ce que les jeunes rejettent le plus ce ne sont pas les valeurs, mais l’incohérence des structures qui servent d’abord les intérêts du gouvernement et des institutions plutôt que les leurs et le désintérêt grandissant des adultes à leur égard ». Les jeunes de cette époque disaient chercher «la reconnaissance, que ce soit trippant : donner, trouver un sens à sa vie et pas par le matériel. C’est ce qu’il faut leur offrir à travers les structures et le soutien des adultes. »[6]. Plus de vingt-cinq ans plus tard, il est dommage de constater que nos recommandations et constats de l’époque demeurent tout aussi actuels. Nous pouvons d’ailleurs nous demander si le gouvernement du Québec est vraiment intéressé à entendre la voix des jeunes.

En effet, le 30 mars 2010, le gouvernement du Québec a annoncé l’abolition du Conseil Permanent de la Jeunesse (CPJ)[7]. Celui-ci avait été créé le 23 juin 1987 suite à un vote de l’Assemblée Nationale et répondait au besoin mentionné par les jeunes d’avoir « un interlocuteur indépendant et permanent »[8]. Pour le ministère des Finances et le Conseil du trésor «L’objectif est d’avoir un État mieux organisé et plus efficace »[9], soutient Geneviève Villemure-Denis, attachée de presse de la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay. Les activités du CPJ ont été, selon le site du gouvernement, transférées au Secrétariat à la jeunesse (SAJ)[10]. Cependant, selon les membres du CPJ, il en est autrement. Nous pouvons lire leur point de vue dans le mémoire qu’ils ont déposé en février 2011 à la Commission des finances publiques dans le cadre de l’étude du projet de loi 130. En voici quelques extraits :

« Les organismes-conseils, tels que le Conseil permanent de la jeunesse, demeurent un outil essentiel; ils sont un lieu d’engagement social pour les citoyens de tous âges et un moyen de faire valoir leur point de vue au gouvernement. Comme d’autres qui sont appelés à disparaître, le CPJ est un organisme indépendant et non partisan qui a pour mission de défendre les jeunes citoyens du Québec. (p. iii)…

Ce Conseil, mis en place en 1987, a toujours permis aux jeunes citoyens de s’exprimer et de créer des voies de communication avec la jeunesse tout en permettant une participation citoyenne libre de partisannerie. Il œuvre pour préserver l’unique voix des jeunes au sein du gouvernement. (p. 7)…

Soucieux du bien-être des jeunes et penché sur leurs préoccupations, le Conseil permanent de la jeunesse représente le « chien de garde » des intérêts et des enjeux jeunesse du Québec au sein de l’appareil gouvernemental. Il s’agit là d’un rôle qui dépasse largement celui de conseiller. (p. 9)…

Les activités du Conseil sont bien distinctes de celles du Secrétariat à la jeunesse, bien que ces deux instances soient nécessaires. Le Secrétariat à la jeunesse a comme principal mandat de soutenir et financer les programmes jeunesse et d’élaborer la Stratégie d’action jeunesse. Il agit comme un ministère de la jeunesse.

Le Conseil permanent de la jeunesse, lui, est composé de 15 jeunes du Québec. Les membres du Conseil décident d’approfondir certains problèmes que vivent les jeunes et, en cela, ils sont soutenus par une équipe permanente de la fonction publique. Des travaux et des réflexions du Conseil émanent des recommandations qui sont, par la suite, acheminées au gouvernement du Québec. Le Conseil possède un regard critique sur les dossiers jeunesse au sein de l’appareil gouvernemental et il fait part de son avis sur les politiques et les actions gouvernementales qui concernent les jeunes. (p. 10)…

Le Secrétariat à la jeunesse et le Conseil permanent de la jeunesse sont des organismes aux missions différentes, mais leurs rôles sont essentiels et ils se doivent d’exister. Les avis du Conseil renforcent l’action même du Secrétariat à la jeunesse. Ce dernier ne peut être à la fois maître d’œuvre des programmes jeunesse tout en conservant une indépendance et un regard critique sur l’action gouvernementale en matière de jeunesse. » (p. 11)[11]

Le CPJ a réalisé, à travers toutes ces années, de nombreuses études « … tant au niveau de l’emploi atypique, de l’homophobie, de la prostitution que de la participation citoyenne. Les recommandations du CPJ se sont également toujours appuyées sur des intervenants qualifiés. »[12] Le BCJ s’inquiète également de cette décision qui montre « le risque de l’affaiblissement des espaces où les jeunes prennent la parole pour exprimer leur pensée. En effet au Québec, l’appauvrissement des organismes des jeunes et des regroupements jeunesse atrophie leur mobilisation et leur prise de position dans des thèmes comme les changements sociaux et l’engagement citoyen. »[13].

Une vision de la jeunesse

Selon une conversation téléphonique que le BCJ a eu le 10 février dernier avec un responsable du Secrétariat à la jeunesse, la voix des jeunes est entendue via différentes instances telles que les Forum jeunesse de chacune des régions, les associations étudiantes ainsi que les organismes communautaires s’ils déposent des mémoires. Pourtant, le gouvernement annonce l’augmentation des frais de scolarité, ce à quoi s’opposent les associations étudiantes si on se fie à leurs revendications. De plus en plus de jeunes doivent travailler et abandonner les études parce que la charge monétaire est trop grande.

De plus, les organismes communautaires ne voient pas leur financement à la mission atteindre le seuil plancher[14] qui pourrait leur permettre, si tel était le cas, d’écrire des mémoires au Secrétariat à la jeunesse sur la réalité des jeunes. Les budgets sont plutôt dédiés à des projets spécifiques : pour les jeunes en difficultés avec des problématiques spécifiques. Bien qu’il soit très intéressant de faire des projets avec les jeunes, ces derniers ne sont que très rarement consultés sur leurs réels besoins et leur propre vision. Ils sont souvent stigmatisés et les problèmes sociaux sont de moins en moins considérés dans leur globalité, une approche qui suppose une analyse et une action sur les réelles causes.

Dans un document publié en 2004, le CPJ considère que :

« … la jeunesse des années 80 éprouve le sentiment que son intégration à la société est freinée, qu’elle est privée de son droit d’expression dans la société québécoise. […] L’isolement ressenti par les jeunes de cette génération est également alimenté par les représentations confuses et parfois réductrices qu’on entretient à leur égard. On fait état de leur manque de civilité et de leur désengagement sans toutefois comprendre leur conception des nouvelles réalités sociales ni leur contribution à cet égard »[15].

Nous constatons avec regret que les choses n’ont pas tellement changé.

Il est déconcertant de voir une intolérance et une peur des jeunes augmenter de plus en plus. Plusieurs jeunes mères de notre organisme nous mentionnent à quel point leurs enfants dérangent dans les différents lieux où elles se trouvent : au restaurant, dans les autobus, au magasin et même dans leur appartement.  Des moyens sont de plus en plus utilisés pour faire fuir les adolescents des endroits publics, comme l’intervention policière face aux jeunes qui « flânent » dans un parc ou dans d’autres lieux; certaines villes ont, ou pensent installer, des appareils Mosquito, communément appelés « sifflets anti-ados ». Selon l’Agence de santé et des services sociaux de Québec, cet « appareil qui émet un son de très haute fréquence […] a été conçu pour éloigner les attroupements de jeunes. […] Toutefois le rassemblement entre pairs est un phénomène normal de socialisation et ne sous-entend pas nécessairement des actes de délinquance »[16]. En 2008, « deux [étaient] installés dans la région montréalaise »[17] et la ville de Québec prévoyait en installer. En 2011, c’est la ville de Brossard qui envisageait de le faire[18].

De plus, différents programmes et projets de loi, dont le projet de loi C-10 qui a été adopté par le gouvernement fédéral en décembre 2011 et qui « … prévoit notamment des peines plus sévères pour certains criminels, dont les jeunes contrevenants »[19], nous amènent à observer un durcissement de ton envers les jeunes et ce, tant dans les lois que dans les pratiques institutionnelles.

En conclusion

Le Bureau de Consultation Jeunesse est un organisme d’action communautaire autonome couvrant la grande région métropolitaine qui œuvre auprès des jeunes de 14 à 25 ans, et ce depuis 1970. Il travaille quotidiennement à favoriser la participation citoyenne chez les jeunes, ainsi qu’à les inclure dans les instances décisionnelles qui les touchent. Le BCJ a, parmi ses principes d’intervention, celui du “préjugé favorable aux jeunes”, c’est-à-dire qu’il ne se positionne pas en expert face aux jeunes : il refuse d’agir uniquement en fonction des problèmes prédéfinis ; il accorde donc une pleine crédibilité à la perception que le jeune a de la situation et reconnait sa capacité à juger de son meilleur intérêt. Cela implique de tenir compte des valeurs, des aspirations et du rythme de cheminement des jeunes, ainsi que de leur réalité socio-économique. Le BCJ s’est donné comme « cheval de bataille » pour 2011-2012 l’Espace des jeunes dans la société. Plusieurs comités de jeunes se sont mis sur pied tels que : le comité jeunes vie associative qui a une vision globale de l’organisme, ainsi que les tables des jeunes que l’on retrouve dans les différents quartiers.

Lorsque les travailleurs de l’organisme ont discuté de l’AIJ avec les jeunes, ceux-ci se sont enthousiasmés à l’idée d’organiser des projets spéciaux pour parler de la jeunesse. Ils ont été fort déçus des refus de financement. C’est à ce moment que plusieurs d’entre eux se sont mis à se questionner sur le réel intérêt que la société leur portait. Se sont alors ajouté Parole aux jeunes et 100% jeunes, des projets permettant une expression libre des jeunes sur leurs réalités et démarrant un dialogue avec le public. De plus, une animation a été créée par le comité Vie associative en lien avec l’AIJ permettant d’aller recueillir les réelles préoccupations des jeunes dans l’ensemble des points de service de l’organisme. Tous ces lieux d’implication permettent aux jeunes

« … d’exprimer leurs revendications précises quant à leur lecture de la situation actuelle et à leur avenir. Ces jeunes sont des citoyens et des citoyennes actif-ve-s et engagé-e-s et ont de nombreuses recommandations à soumettre au gouvernement sur différents sujets qui les touchent directement. Par exemple, ils voudraient parler de l’accès et du développement du logement social, du profilage social et racial des jeunes, de l’homophobie, de l’éducation et de la privatisation des services sociaux. Ces jeunes suggèrent de réfléchir sur leurs possibilités à s’autodéterminer, à s’exprimer et à penser leur futur dans le cadre actuel. Ils croient nécessaire d’avoir un regard historique sur l’évolution et la place des jeunes dans notre société afin d’être de meilleurs citoyens et citoyennes, ce qui implique, à leur avis, de pouvoir agir dans une position égalitaire. Pour ce faire, ces jeunes proposent la création de plus d’espaces démocratiques où il leur sera possible de penser à leur avenir, de l’inventer en fonction de ce qu’ils sont et de ce qu’ils désirent être, de s’exprimer sur ce qu’ils considèrent comme les enjeux importants pour le bien-être et le futur de notre société. » [20]

C’est donc à partir de leurs préoccupations et de leurs demandes que le BCJ vous a conviés aujourd’hui à ce point de presse. De plus, cette approche des jeunes répond clairement au but de la Politique québécoise de la jeunesse adoptée en 2001 et qui vise à « favoriser la citoyenneté active de tous les jeunes »[21]. Le gouvernement de l’époque invitait « tous les acteurs du développement du Québec à se mobiliser pour permettre aux jeunes de prendre toute la place qui leur revient dans la société »[22].  Aujourd’hui, « Par la voix du premier ministre, l’État affirme que par ses différentes missions, il a fait de la jeunesse une priorité. Est-ce que cela est vrai? Quelle est à présent sa stratégie? Comment ces missions, ces plans se traduiront-ils sur le terrain? »[23]

Les jeunes ont décidé que 2012 ne passerait pas sous silence. Le 12 août, lors de la Journée internationale de la jeunesse, des activités auront lieu dans les différents points de services du BCJ. La jeunesse y sera alors célébrée. Ces activités permettront d’annoncer officiellement le Sommet Jeunesse qui se tiendra à l’automne 2012. Nous vous invitons à suivre avec intérêt et à participer aux évènements en 2012 qui seront organisés par des jeunes. Ceux-ci seront des moments pour entendre les jeunes dans leurs forces, leurs talents et de partager avec eux des réflexions sur la jeunesse d’aujourd’hui.

Le Bureau de Consultation Jeunesse (BCJ)

Pour plus de renseignements :

Gilles Tardif Coordonnateur au BCJ

514-274-9887 – gilles.tardif.bcj@gmail.com – www.bcj14-25.org

MÉDIAGRAPHIE

 

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 BUREAU DE CONSULATION JEUNESSE, L’Année internationale de la jeunesse, que doit faire le Québec?, [En ligne], 2010, http://www.bcj14-25.org/PDF/LettreAIJ2010.pdf  (Page Consultée le 11 février 2012)

 BUREAU, Stéphan, «Année de la jeunesse : du bruit pour rien», dans RADIO-CANADA, archives, [En ligne], http://archives.radio-canada.ca/societe/jeunesse/clips/6908/(Page consultée le 11 février 2012)

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Tardif, G. (1984). Mémoire présenté par le Bureau de Consultation Jeunesse; Comité sénatorial spécial sur la jeunesse (pp. 25)

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INTÉGRATION DES ACTIVITÉS DU CONSEIL PERMANENT DE LA JEUNESSE À CELLES DU SECRÉTARIAT À LA JEUNESSE, Secrétariat à la jeunesse, [En ligne], http://www.cpj.gouv.qc.ca/index.html (Page Consultée le 11 février 2012)

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[1]  ONU ; Résolution adoptée par l’Assemblée générale, Distr. Générale 5 février 2010, Soixante-quatrième session Point 61, b, de l’ordre du jour, [En ligne], http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/64/134

[2] CENTRE D’ACTUALITÉS DE  L’ONU, Service d’information des Nations Unies, 2010, Année Internationale de la jeunesse, [En ligne], http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20875

[3] BUREAU DE CONSULATION JEUNESSE, L’Année internationale de la jeunesse, que doit faire le Québec?, [En ligne], 2010, http://www.bcj14-25.org/PDF/LettreAIJ2010.pdf 

[4] BUREAU, Stéphan, «Année de la jeunesse : du bruit pour rien», dans RADIO-CANADA, archives, [En ligne], http://archives.radio-canada.ca/societe/jeunesse/clips/6908/

[5] Caisse Populaire Desjardins ; L’Année internationale de la jeunesse 2010-2011, [En ligne], http://www.desjardins.com/fr/votre_caisse/nouvelles/nouvelle.jsp?transit=81530449&type=DA219CF5612759B0852578EF006F78AE

[6] Tardif, G. (1984). Mémoire présenté par le Bureau de Consultation Jeunesse; Comité sénatorial spécial sur la jeunesse (pp. 25)

[7] COMMUNIQUÉS DU QUÉBEC; Le gouvernement annonce l’abolition ou la fusion de 28 fonds ou organismes gouvernementaux ; [En ligne] http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/ME/Mars2010/30/c6554.html

[8] CONSEIL PERMENANT DE LA JEUNESSE, L’histoire du Conseil permanent de la jeunesse 1987-2003, [En ligne], 2004, http://www.saj.gouv.qc.ca/publications/avis-memoires-recherches-propos/documents/histoire-du-conseil/historique-cpj.pdf p.7

[9] GERVAIS, Lisa-Marie et GRAVEL, Pauline, «Le grand ménage», dans Le Devoir, [En Ligne], http://www.ledevoir.com/politique/quebec/286344/le-grand-menage

[10] Intégration des activités du Conseil permanent de la jeunesse à celles du Secrétariat à la jeunesse;  [En Ligne], http://www.cpj.gouv.qc.ca/index.html

[11] COURCHESNE, Michelle, «Projet de loi n#130», Assemblée Nationale du Québec, [En ligne], http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-130-39-1.html

[12] Communiqué «Abolition du Conseil permanent de la jeunesse – Le gouvernement Charest laisse tomber ses jeunes», dans Québec Portal, [En Ligne], http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/ME/Mars2010/30/c6572.html?slang=en

[13] BUREAU DE CONSULATION JEUNESSE, L’Année internationale de la jeunesse, que doit faire le Québec?, [En ligne], 2010, http://www.bcj14-25.org/PDF/LettreAIJ2010.pdf 

[14] AGENCE DE SANTÉ ET DE SERVICE SOCIAUX ; Cadre de financement du programme de soutien aux organismes communautaires de la région de Montréal/Balises pour le financement dédié à la mission globale des organismes communautaire; [En ligne], http://agence.santemontreal.qc.ca/fileadmin/asssm/pdf/PSOC/Balises__mission__globaleVF.pdf

[15] CONSEIL PERMENANT DE LA JEUNESSE, L’histoire du Conseil permanent de la jeunesse 1987-2003, [En ligne], 2004, http://www.saj.gouv.qc.ca/publications/avis-memoires-recherches-propos/documents/histoire-du-conseil/historique-cpj.pdf p.5

[16] AGENCE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE LA CAPITAL-NATIONALE, Avis concernant les risques potentiels relies à l’utilisation du dispositive «MOSQUITO», [En ligne], http://www.dspq.qc.ca/publications/Avis_Mosquito.pdf p.10

[17] BENJAMIN, Guy, «Des travailleurs de rue dénoncent le sifflet anti-ados», dans Le Soleil, [En ligne], http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/200811/12/01-800121-des-travailleurs-de-rue-denoncent-le-sifflet-anti-ados.php

[18] Béjanin, Sandrine ; Brossard songe à instaurer un système sonore pour éloigner les jeunes des parcs, le soir ; [En ligne], http://www.myvirtualpaper.com/doc/rive-sud-express/rs02regu20111115/2011111301/5.html#4 (p.5)

[19] AGENCE QMI, «Le projet de loi C-10 adopté», dans TVA Nouvelles, [En ligne], http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2011/12/20111205-193945.html (Page Consultée le 11 février 2012)

[20] BUREAU DE CONSULATION JEUNESSE, L’Année internationale de la jeunesse, que doit faire le Québec?, [En ligne], 2010, http://www.bcj14-25.org/PDF/LettreAIJ2010.pdf 

[21] POLITIQUE QUÉBÉCOISE DE LA JEUNESSE, La jeunesse au cœur du Québec, [En ligne], 2001, http://www.jeunes.gouv.qc.ca/publications/pjsommaire.pdf p.6

[22] QUÉBEC, SECRÉTARIAT À LA JEUNESSE, Le ministre d’État à l’éducation et à la jeunesse souligne la journée internationale de la jeunesse, [en ligne], http://www.jeunes.gouv.qc.ca/communiques/2001/saj_com20010812.htm

[23] BUREAU DE CONSULATION JEUNESSE, L’Année internationale de la jeunesse, que doit faire le Québec?, [En ligne], 2010, http://www.bcj14-25.org/PDF/LettreAIJ2010.pdf 

Quelle est la différence entre gouvernance et gestion dans les OCAJ?

La gestion est l’application quotidienne de la vision et des orientations par des pratiques de gestion qui sont du ressort de la direction/coordination. Elles touchent à la planification, l’organisation, la gérance des activités, la définition et la mise en œuvre de stratégies, de processus, de méthodes et de mécanismes visant à gérer le travail terrain. La gestion est aussi la capacité à équilibrer les actions et les projets entrepris avec les ressources disponibles (humaines, matérielles, financières).

La gouvernance est une question de vision et d’orientation organisationnelle. Dans la plupart des organismes communautaires autonomes, la gouvernance est assurée par un conseil d’administration qui peut également être appelé comité de gestion, conseil de direction, conseil des gouverneurs, conseil exécutif, etc. Ce groupe supervise l’organisation en s’assurant qu’elle remplit sa mission, qu’elle respecte ses valeurs et qu’elle reste viable à long terme. D’une part, elle concerne la relation entre les membres du CA et la direction ou la coordination, et d’autre part, la direction/coordination de l’organisme et les parties prenantes comme les employés, les bénévoles, les partenaires et collaborateurs, les bailleurs de fonds et l’État avec ses composantes municipales, provinciales et fédérales.

Le CA d’un OCAJ a pour objectifs de:

  • Établir et préserver sa mission, sa vision et ses valeurs ;
  • Prendre des orientations en conséquence des balises de l’action communautaire autonome et de l’approche globale communautaire ;
  • Développer sa stratégie et en définir les objectifs ;
  • Créer et approuver les politiques et les règlements ;
  • Garantir la conformité avec le document constitutif (la charte)
  • Sélectionner, gérer et soutenir la direction ou la coordination ;
  • Déléguer le pouvoir et l’encadrer
  • Signifier des attentes clairement définies ;
  • Contrôler la performance ;
  • Garantir la responsabilité et la conformité avec les lois et les réglementations de l’État ;
  • Assurer une supervision financière appropriée.

Une fois que l’équilibre entre les responsabilités du conseil, de la direction/coordination ou de la coordination et des employés est établi et qu’il fonctionne bien, l’organisation est plus apte à :

  • Remplir sa mission ;
  • Concrétiser sa vision ;
  • Respecter ses valeurs constitutives ;
  • Travailler conjointement avec ses partenaires et collaborateurs ;
  • Interagir avec tous les groupes de sa communauté locale ;
  • Répondre aux attentes des parties prenantes ;
  • Établir des programmes de qualité qui soient réalisables et efficaces ;
  • Se conformer aux lois, aux réglementations et aux autres exigences ;
  • Et enfin, rayonner dans son milieu à la mesure des impacts de ses actions et de ses résultats.

Si votre organisation a des difficultés pour trouver un équilibre entre le conseil et la direction/coordination, revoyez les documents suivants afin de voir quels paramètres y sont définis :

  •  La charte de votre organisme et tous les autres documents constitutifs : les règlements généraux, etc. ;
  • Le mandat du conseil, ses pouvoirs et ses responsabilités ;
  • Les attentes clairement signifiées envers la direction/coordination par le CA ;
  • Les mécanismes de délégation de pouvoirs
  • Les responsabilités de la direction/coordination ;
  • Les tâches des employés ;
  • Le rôle des bénévoles.[1]

Si ces sources sont insuffisantes pour clarifier la situation, alors envisagez de demander au conseil de définir plus clairement les responsabilités, les procédures, les règlements, les politiques. En bout de piste, c’est aux personnes chargées de la gouvernance de s’assurer que les rôles organisationnels et les structures sont clairement définis.



[1] Les membres du conseil d’administration ne sont pas inclus dans les bénévoles dans ce cadre d’analyse. Ils sont une partie prenante.

Échange d’expertise

Reconnaître la force de la différence

Les organismes communautaires autonomes jeunesse au Québec (OCAJ) sont reconnus pour leurs capacités à prendre le pouls de leurs communautés locales, à travailler avec leur milieu dans une dynamique de co-construction en plus d’identifier, d’innover et d’adapter leurs pratiques aux réalités multiples des jeunes.

Les membres du ROCAJQ tendent tous à utiliser l’Approche globale communautaire comme philosophie d’intervention. Ils ont un rayonnement local, parfois provincial ou national et, dans certains cas, une reconnaissance internationale. Les directions et les coordinations des organismes membres du ROCAJQ sont reconnues pour leurs expertises et leurs savoir-faire.

Lors de notre congrès d’octobre 2011, nous avons collectivement reconnu une des nombreuses forces de ces personnes et leur avons demandé de la partager avec une autre direction ou coordination qui souhaitait un tel partage. Voici donc, sous un modèle «donner au suivant» les liens de partage entre nos membres pour l’année 2012.

Diane Fréchette du Réseau d’entraide des Appalaches transmettra son expertise en sélection des ressources humaines à Mame Moussa Sy du Centre communautaire Bon courage de la Place Benoît qui transmettra son expertise en financement public et privé des organismes communautaires autonomes jeunesse à Jennifer Cooke d’Ici par les arts qui transmettra son expertise en stratégies de réseautage à Louise Fortin de Squat basse-Ville qui transmettra son expertise en relations publiques à Julie Ouellet de l’Antre-Jeunes de Mercier-Est qui transmettra son expertise en organisation d’activités d’autofinancement à Caroline Guérard du Refuge la Piaule du Centre du Québec qui transmettra son expertise des relations de co-construction avec les partenaires à Martial Rousseau du Centre des Jeunes St-Sulpice qui transmettra son expertise des outils de planification stratégique à Josianne Daigle du Centre d’intervention jeunesse maskoutain qui transmettra son expertise de l’organisation d’assemblée générale annuelle dynamique à Lise Toupin de Répit jeunesse; Carol Pagé du Travail de Rue de l’Ile de Laval qui transmettra son expertise de l’évaluation des activités à Manon Harvey d’En Marge 12-17 qui transmettra son expertise de la gestion de projets d’envergure à Louise Dontigny d’Alliance Jeunesse qui transmettra son expertise en dynamisation des équipes de travail en contexte communautaire à Michel St-Gelais de Service de travail de rue de Chicoutimi qui transmettra son expertise en développement régional par le réseautage à Isabelle Bozza du CMS Café Le Complice qui transmettra son expertise de l’engagement des jeunes à Danielle Goulet de Macadam Sud qui transmettra son expertise de la gestion des ressources humaines à Guy Boisvert de l’Oasis unité mobile d’intervention qui transmettra son expertise du développement de la visibilité des organisations à François Bergeron d’Oxy-Jeunes qui transmettra son expertise en loisir culturel à Francine Charland d’Atelier 19 qui transmettra son expertise de l’art communautaire à Raymond Viger de Journal de la Rue/Café Graffiti/Reflet de société qui transmettra son expertise avec les médias sociaux à François Savoie de l’Association pour les jeunes de la rue de Joliette qui transmettra son expertise des partenariats stratégiques communautaires Carol Pagé du Travail de Rue de l’Ile de LavalDenise Guillet de l’Annexe à Rolland qui transmettra son expertise du développement de l’image de marque à Christine Black de l’Escale de Montréal-Nord qui transmettra son expertise de la gestion des projets multiples et éclatés à Martin Strauss de Projet TRIP qui transmettra son expertise des outils de la gestion administrative à Steve Richard de RAP Jeunesse des Laurentides qui transmettra son expertise du développement des collaborations et des partenariats à Diane Fréchette du Réseau d’entraide des Appalaches.

 

L’engagement des jeunes

Amorce pour la discussion de groupe – Forum pour le partenariat

Imagine Canada, 25 octobre 2011

Annie Gauvin, directrice générale du ROCAJQ

 

Le discours sur l’engagement des jeunes est fréquemment teinté de contradictions. Il peut même parfois alimenter une certaine « schizophrénie ». Notre société tient de multiples propos, assez souvent contradictoires, autour de l’engagement des jeunes.  D’une part, on leur dit directement qu’ils ne sont plus aussi engagés que « dans notre temps » et de l’autre, on met en place des instances comme l’escouade GAMMA : Guet des activités et des mouvements marginaux et anarchistes qui relève de la Division du crime organisé de la police de Montréal.

Lors d’un colloque organisé, en 2008, par la Ligue des droits et libertés, le profilage politique, rarement considéré en Occident, a été discuté. Il a été convenu d’aborder l’attitude discriminatoire de profilage politique comme un déni des libertés d’assemblée et d’expression, notamment pour les jeunes. D’ailleurs, l’ONU avait demandé une enquête publique à ce sujet, mais elle n’a jamais eu lieu. L’article 10 de la Charte des droit de l’Homme prévoit pourtant que toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur les convictions politiques ou l’âge.

En décembre 2010 paraissait l’étude Asymmetry in Protest Control?, Patrick Rafail, Université d’État de la Pennsylvanie. Ce sociologue a analysé des manifestations organisées à Montréal, pour constater que 14 % de ces manifestations sont la cible d’arrestations et que « la police de Montréal s’en prend systématiquement à certains groupes de contestataires » en raison de leur identité politique. C’est-à-dire en fonction de ce qu’ils sont, et non de ce qu’ils font dans une manifestation. Le discours paradoxal créé par ce genre d’attitude induit un sentiment contradictoire auprès des jeunes.

Ainsi, GAMMA est un exemple de la discrimination entre les bons engagements et les engagements répréhensibles. Comme il relève de la Division du crime organisé, on peut se demander s’il est criminel aujourd’hui d’être jeune et politiquement engagé et « marginal » ?

Le discours sur les jeunes qui ne veulent plus militer, qui ne s’engagent pas, qui ne prennent pas de responsabilité, qui sont rivés à leurs ordinateurs, ces gens qui portent ce discours ne considèrent certainement pas les milliers de jeunes qui participent à de nombreuses manifestations, s’impliquent dans des actions sociales et militent pour diverses causes.  Il n’y a qu’à penser aux Indignés, qui occupent la Place du Peuple, ici à Montréal, mais aussi dans plusieurs pays du monde. Ce mouvement ne fait pas l’unanimité, mais on ne peut pas nier que les jeunes sont mobilisés et qu’ils militent selon leurs convictions et abordent des problématiques qui nous touchent tous. Pensons aussi aux Pirates (PARTEI), ce parti politique qui prône la démocratie directe et qui a obtenu 8,9% des suffrages aux élections de Berlin, leur garantissant 15 sièges au Parlement.

Enfin, pensons aux Zombies de Walt Street qui militent pour une prise de conscience des effets du système économique actuel sur les rapports humains. Ces jeunes « déguisés » en zombies croient davantage que ce sont les impacts du système économique actuel qui créer le sentiment d’isolement croissant et non pas les outils technologiques qui, justement, les mettent en lien les uns avec les autres.

Un autre concept que j’aimerais amener ici est la mise en évidence de la désaffection des jeunes par rapport aux formes classiques de l’engagement, dont l’engagement bénévole sur le terrain. Nous restons très largement prisonniers d’une conception de l’engagement qui privilégie une structure de bénévolat qui, souvent, ne tient pas compte des réalités des jeunes et des perspectives nouvelles qu’ils peuvent amener dans un groupe. Pourtant, les manières dont les jeunes ont de se mobiliser sont multiples et efficaces sans que nous n’y portions suffisamment d’attention pour les inclurent dans nos pratiques. Que ce soit l’engagement à l’échelle locale ou le mouvement altermondialiste, on sous-estime la mobilisation des jeunes et lorsqu’elle est visible comme lors de manifestations sur la rue, soit on les ignore, s’il n’y a pas d’excès ou qu’on les réprime.

Pourtant, un certain nombre d’organismes communautaires dans les mouvements de la jeunesse et d’éducation populaire témoignent de la vitalité et de la mobilisation des jeunes. Chaque année au Québec, il y a des milliers de jeunes qui s’engagent dans des démarches d’empowerment individuelles et collectives. La plupart d’entre eux se disent prêts à se mobiliser pour une initiative, un projet, une cause ou d’adhérer à un groupe, mais pas à une structure dont ils ne comprennent pas la rigidité, la lourdeur ou les contraintes. Ils sont plus pragmatiques qu’idéologiques. Ils vont préférer s’engager s’ils peuvent voir un lien direct entre cet engagement et les impacts attendus. Si les organismes ne parviennent pas à convertir la capacité de mobilisation des jeunes en engagement envers l’organisme, c’est souvent parce qu’il y a une confusion entre la mobilisation, le militantisme, l’adhésion et l’engagement du jeune. Les idéologies véhiculées par l’organisme limitent le sentiment d’adhésion et l’appartenance à l’organisme.

Centré sur l’empowerment individuel caractérisé par l’accomplissement personnel, les capacités relationnelles et l’intégration sociale, économique et culturelle, les organismes de sports et d’activités culturelles apparaissent, dès lors, comme autant de lieux privilégiés des jeunes, lorsqu’ils acceptent d’agir dans une structure un peu plus rigide ou contraignante. C’est parce qu’ils y trouvent une contrepartie qu’ils jugent acceptable dans cette perspective d’empowerment individuel, qu’il est plus facile pour eux de s’y engager.

Le débat quant à l’engagement des jeunes doit porter sur notre capacité collective à concilier le processus identitaire et d’individualisation des jeunes, en y incluant leurs façons d’être, de penser et d’agir. Nous avons là un défi de taille qui nécessite de débattre collectivement des problèmes de société et de s’entendre sur des codes communs de compréhension de ces problèmes pour en faciliter l’adhésion des uns comme des autres. Aussi, la démarche ne doit pas s’appuyer sur une structure de l’engagement envers le groupe, mais doit revêtir un caractère d’autogestion et d’autonomie pour que les jeunes y adhèrent. Ça demande de revoir nos façons de faire en commençant par éviter de juger l’individualisation croissante, qui est la marque de notre société. L’individualisation n’écarte pas la quête de solidarité et de partage. Elle est un chemin différent plus pragmatique qu’idéologique.

«Aujourd’hui, il n’y a plus de transmission de l’héritage dans sa forme traditionnelle. Il ne s’impose plus comme allant de soi, mais passe par sa mise en débat, en discussion, son expérimentation. L’acquisition d’une capacité à délibérer, à juger, à choisir, à négocier, la « réflexivité » devient essentielle. C’est une capacité de mise à distance critique vis-à-vis des cadres sociaux, groupes d’appartenance et rôles jusqu’alors assignés à l’individu. Capacité « qui s’ancre dans l’évaluation que font les jeunes dans le monde qui les entoure, dans la perception qu’ils ont de leur propre personne et la manière dont ils se projettent dans l’avenir[1]»

[1] BECK Ulrich, « La société du risque », Aubier, Paris, 2000, cité dans LABADIE Francine, RAGI Tariq, « Les jeunes et la politique », Agora débats/jeunesse, no 30, 2002, p. 19, cité dans RICHEZ, Jean-Claude, «Participer, s’engager : L’engagement des jeunes aujourd’hui», Jeunesse, éducation, territoire, Cahiers de l’Action, INJEP, p.7



 

Notre dernier rapport d’activités est maintenant disponible

Cette année, nous pouvons dire que le ROCAJQ est un réseau fort de ses membres. La ferveur retrouvée, l’engagement des OCAJ auprès des jeunes, la créativité des équipes de travail de nos membres ainsi que les savoir-faire des directrices, des directeurs, des coordonnatrices et des coordonnateurs font de notre collectif un lieu où il est possible de donner le meilleur qui soi aux communautés du Québec.

Un pas important vient d’être réalisé cette année. Le ROCAJQ a revu de façon significative son rôle, ses valeurs, ses orientations et les défis qu’il compte relever au cours des prochaines années. Toutefois, il y a une chose qui n’a pas changée : celle d’avoir un préjugé favorable pour les jeunes et d’agir en conséquence. D’ailleurs, tous les changements ont donné de l’effervescence à nos actions dans cette perspective, notamment pour définir l’approche globale communautaire. Le bilan des activités pour l’année 2010-2011 en témoigne.

Nos partenaires et nos collaborateurs nous sont restés fidèles. Par leur soutien, ils ont démontré leur confiance aux OCAJ qui assurent des pratiques pertinentes et concrètes, ainsi qu’aux jeunes qui ont trouvé des solutions, parfois avant-gardistes, pour eux-mêmes et pour leurs implications dans la communauté. Les impacts qui découlent de ces solutions et de l’action des OCAJ sont collées aux réalités de la jeunesse et des communautés locales. Merci de votre appui et de nous accorder, année après année, le support dont notre Regroupement a grandement besoin.

La mobilisation était une de nos principales préoccupations et les OCAJ ont répondu présent quand nous avons eu besoin d’eux. De notre côté, nous avons développé un nombre impressionnant de nouveaux services et répondu à de nouvelles demandes de nos membres. Nous avons aussi mené plusieurs dossiers de fronts et revu l’ensemble des façons de faire.

Les efforts consentis par les membres du conseil d’administration pour la réussite de l’important virage qui a été accompli cette année ont été d’une importance capitale et je tiens à le souligner. Je veux aussi saluer et remercier plus particulièrement le président sortant pour le travail constant qu’il a accompli au cours des années qu’il a passé à la présidence.

Un merci tout particulier aux membres des comités qui ont contribué directement aux succès de cette année. Nous comptons de plus en plus d’organismes prêts à s’impliquer et ça nous donne le «carburant» nécessaire à poursuivre dans cette même veine. Continuer comme ça, nous sommes vraiment bien reparties. Avec vous, je crois que le ROCAJQ peut être un modèle. La petite équipe du ROCAJQ s’est dévouée et il y a de quoi être fier de ce qui a été réalisé jusqu’à maintenant. Il ne tient qu’à nous de le pousser encore plus loin pour les prochaines années.

Annie Gauvin
Directrice générale

Le congrès du ROCAJQ : un succès sur toute la ligne !

En 2011, le congrès du ROCAJQ fut un succès sur toute la ligne.

Voici un article écrit par Raymond Viger, un de nos membres du Journal de la Rue. Vous trouverez l’article sur son blog à : http://raymondviger.wordpress.com/2011/10/16/rocajq-regroupement-organismes-communautaires-autonomes-jeunesse-quebec/

Congrès du Rocajq : Briser l’isolement des organismes communautaires

Comment aider les intervenants qui se dévouent corps et âmes sur le terrain? Comment soutenir les organismes qui vivent souvent la précarité et la marginalité?

Les relations avec les gouvernements et les différents regroupements qui représentent les organismes communautaires ne sont pas toujours aisés. Après avoir passé une semaine de travail surchargée, il n’est pas toujours facile de trouver un peu de temps pour s’impliquer dans tous les débats et d’en comprendre les enjeux.

Pour nous soutenir dans tous ces dossiers administratifs, notre organisme est maintenant membre du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ).

Être membre du ROCAJQ

annie-gauvin-regroupement-organismes-communautaires-autonomes-jeunesse-quebec-rocajqAprès quelques mois de membership, je suis agréablement surpris du travail accompli par ce regroupement. Un regroupement ouvert à la remise en question, aux différences, des membres d’expérience engagés et impliqués… La permanence, assurée par Annie Gauvin et Sylvie Norris, accompli un travail grandiose avec la même vigueur que ces membres.

sylvie-norris-rocajq-regroupement-organismes-communautaires-autonomes-jeunesse-quebecDanielle et moi arrivons du Congrès du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ). Nous sommes très satisfait de cette rencontre avec des membres tout aussi engagé que nous. J’ai été surpris de revoir plusieurs anciens collègues croisés lors de mes débuts, il y a maintenant près de 20 ans.

Nous sommes convaincu que notre présence et notre implication au sein du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (Rocajq) sera un outil important pour le développement de notre organisme et du soutien que nous offrons à nos membres.

 


Devenir un partenaire financier

Agissez à nos côtés! Le plan de visibilité : Télécharger le document PDF

Le 12 octobre 2011 se tiendra à Val-David un souper-conférence avec Anne Marcotte suivi d’un hommage à nos membres. Le magazine Clin d’oeil élevait Anne Marcotte, animatrice et productrice de VoirGRAND.tv, au rang des femmes les plus allumées au Québec en 2006.

Cet événement valorise l’excellence de nos membres dans les communautés du Québec. Présents dans 48 localités, ils œuvrent tant en milieu urbain qu’en milieu rural.

Organisée par le ROCAJQ, cette soirée reconnaitra la participation communautaire de ses membres à l’essor des communautés québécoises. Cet événement auquel vous êtes convié est l’occasion de célébrer les réussites, mais surtout de partager avec vous une vision et des objectifs d’avenir.

C’est pourquoi, pour la première fois, nous faisons appel à tous ceux et celles qui ont conscience de l’importance d’une telle initiative. L’organisation de cette soirée hommage, dans le cadre de notre campagne de financement, est un premier pas pour faire appel à la générosité des citoyens, des entreprises, des autorités publiques, des universitaires, des syndicats, des bailleurs de fonds et des fondations pour qu’ils se joignent à nous. Ensemble, nos voix feront un écho aux jeunes du Québec de tous les horizons afin que ceux-ci affirment haut et fort qu’ils font partie de ceux qui feront le Québec de demain.

En nous soutenant, vous permettrez que l’apport social de nos membres aux communautés locales du Québec soit mieux connu et rayonne de ses succès. Ainsi, vous deviendrez notre partenaire privilégié et un acteur engagé auprès des jeunes dans la nécessaire contribution sociale qui doit être fait au développement des communautés locales du Québec dans le contexte de la mondialisation. En tant que partenaire, vous serez à nos côtés et serez régulièrement informé de l’avancée de nos travaux.

 

Les OCAJ

De l’émergence de nouvelles réalités jeunesse à l’innovation sociale

Annie Gauvin, directrice générale du ROCAJQ

Les organismes communautaires autonomes jeunesse (OCAJ) ont développé des pratiques qui s’inscrivent dans l’approche globale communautaire. Elles sont une autre voie pour que les jeunes trouvent leur place au sein de leur communauté locale et qu’ils y soient des acteurs de premier plan. Nos différences, bien assumées, coexistent dans le plus grand intérêt des jeunes durant leurs parcours de vie et sont une richesse collective.

Les réalités régionales diffèrent, et leur historique ainsi que leur développement ont un impact notamment quant à la place des jeunes et du rôle qu’on veut leur faire jouer dans ces régions. Par exemple, des recherches sur l’histoire du Saguenay­-Lac-Saint-Jean viennent jeter un nouvel éclairage sur le rôle qu’ont joué l’État et les entreprises privées dans la manière de gérer le développement de cette région qui, jusqu’en 1842, a été empêché par l’État de tout peuplement afin de maintenir le monopole des entreprises privées.

Il est évident que les réalités des jeunes sont intimement liées et indissociables des communautés dans lesquelles ils évoluent. Les actions et le rôle des membres du ROCAJQ ne sont pas en marge des communautés locales dans lesquels ils s’inscrivent. La diversité de leurs actions en fait des partenaires de premier plan pour permettre à des milliers de jeunes à travers tout le Québec de vivre des parcours diversifiés. Ces jeunes peuvent parfois vivre des situations particulières, voire difficiles, mais les organismes communautaires autonomes membres du ROCAJQ ne les prennent pas uniquement sous l’angle de leurs problèmes et des services requis. Ils considèrent d’abord les jeunes avec leurs potentiels et leurs caractères exceptionnels qui ne peuvent qu’être garants d’un avenir prometteur tant sur le plan social que culturel, politique et économique pour le Québec.