[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Plan d’action pour l’inclusion économique et la participation sociale : le ROCAJQ inquiet de l’application du programme Objectif emploi

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Montréal, le 11 décembre 2017 – Le dépôt du Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale 2017-2023 soulève des inquiétudes au Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), notamment en ce qui concerne l’application du programme Objectif emploi. Le ROCAJQ déplore que le gouvernement ait choisi de maintenir la voie de la coercition pour inciter les premiers demandeurs d’aide sociale, dont les deux tiers sont des jeunes, à intégrer le marché du travail.

Objectif emploi : une collaboration essentielle avec le milieu communautaire

Le ROCAJQ se questionne sur les modalités d’évaluation et d’accompagnement qui seront mises en œuvre dans le cadre du programme, ainsi que sur les critères qui détermineront l’inaptitude ou la contrainte au travail. L’intégration socioprofessionnelle des jeunes aux parcours atypiques nécessite du temps et de la flexibilité. Ceux qui seront chargés de les accompagner dans ce processus devront avoir une fine compréhension de la réalité complexe de ces jeunes afin de ne pas pénaliser ceux qui, pour diverses raisons, ont du mal à répondre aux exigences du programme. Tel que formulé dans son mémoire déposé en septembre dernier, le ROCAJQ recommande que l’application de ce programme par le ministère du Travail, de l’Emploi et la Solidarité sociale (MTESS) se fasse en collaboration avec le milieu communautaire. Les organismes jeunesse tels que les 57 membres du ROCAJQ sont les plus à même d’identifier les besoins et spécificités de ces jeunes : une reconnaissance de leur expertise est essentielle.

Rappelons qu’Objectif emploi prévoit offrir une prime aux premiers demandeurs d’aide sociale qui s’engageront dans une démarche en emploi ou en développement des habiletés sociales. À l’inverse, il sanctionnera ceux qui ne répondront pas aux exigences du programme : on pourrait retirer jusqu’à 224 $ du montant des prestations mensuelles.

Quelques mesures à souligner

Le ROCAJQ tient tout de même à féliciter le gouvernement pour l’intégration de certaines mesures permettant l’amélioration des conditions de vie des personnes seules et des couples sans enfants et accueille favorablement l’implantation d’un revenu de base pour les 84 000 Québécois et Québécoises qui présentent des contraintes sévères à l’emploi. L’attribution d’un montant de 12,6 M$ en 2023 pour les organismes communautaires financés par le MTESS  est également saluée par le regroupement.

Le ROCAJQ voit aussi d’un bon oeil les efforts de sensibilisation que compte faire le gouvernement auprès des entreprises pour encourager l’embauche de personnes « rencontrant des obstacles lors de leur intégration en emploi ». Lors de la Grande consultation jeunesse du 29 novembre dernier qui portait sur l’exclusion sociale, les jeunes ont émis une recommandation qui allait en ce sens afin de favoriser l’inclusion sur le marché du travail des personnes immigrantes, des personnes avec un handicap ou présentant des limitations physiques ou intellectuelles ou encore des personnes LGBTQ2. Le rapport contenant l’ensemble des recommandations des jeunes sera publié dans les prochaines semaines.

Toutefois, le ROCAJQ déplore que pour la grande majorité des 800 000 personnes en situation de pauvreté, dont les travailleurs à faible revenu, la situation reste à peu près inchangée. Avec ce plan qui mise principalement sur l’intégration à l’emploi et qui réduit le phénomène de la pauvreté à l’exclusion économique des personnes, on ne se dote pas de moyens pour réellement l’éliminer.

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Renseignements :
Joakim Lemieux, responsable des communications
514 229-1597 | communications@rocajq.org

[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Grande consultation jeunesse 2017 : 140 jeunes réuni·e·s à Québec pour rêver et construire une société plus inclusive

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Montréal, le 6 décembre 2017 – C’est sur le thème de l’exclusion sociale que portait la troisième édition de la Grande consultation jeunesse (GCJ) organisée par la Coalition Interjeunes qui se tenait les 28 et 29 novembre dernier à Québec. En provenance des quatre coins de la province, les quelque 140 participant·e·s âgé·e·s de 13 et 31 ans ont fait entendre leur voix, ont pris part à un exercice de réflexion collective et ont reçu la visite du premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard.

La journée de mardi s’est amorcée par une présentation de la secrétaire adjointe à la jeunesse, Mme Isabelle Mignault. Celle-ci a expliqué le rôle du Secrétariat à la jeunesse (SAJ) et a souligné l’importance d’un tel exercice de consultation pour les élu·e·s : il leur donne un accès direct et privilégié aux idées et aux opinions des jeunes. Puis, l’artiste de rap Sarahmée a offert une prestation énergisante et a pris un moment pour répondre aux questions du public.

C’est gonflé·e·s à bloc que les jeunes ont entamé la journée de mercredi. Dans un cadre respectueux et ouvert, ils et elles ont raconté leur expérience de l’exclusion sociale dans différentes sphères de leur vie (école, espace public, milieu de travail, système de la santé et des services sociaux, système de la justice, etc.) et ont formulé des recommandations pour une société plus inclusive. Celles-ci ont été colligées et feront l’objet d’un rapport à publier prochainement.

Un échange avec le premier ministre

La consultation s’est terminée par une visite surprise du premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard. Celui-ci a pris un moment pour écouter les recommandations des jeunes et répondre à leurs questions. Quelques jeunes ont également senti le besoin de se raconter, de lui partager leur expérience de l’exclusion sociale.

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Annonce d’un partenariat inédit

La Coalition Interjeunes a également profité de la GCJ pour faire l’annonce officielle du partenariat entre le SAJ et trois de ses membres : le Regroupement des maisons des jeunes du Québec (RMJQ), le Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ). L’attribution d’une somme de 3,15 millions de dollars sur trois ans témoigne de la volonté du gouvernement et des organismes communautaires autonomes jeunesse de travailler ensemble pour la jeunesse québécoise. C’est la première fois que le gouvernement s’engage de façon aussi importante envers l’action communautaire autonome jeunesse.

À PROPOS

La GCJ, ce grand rassemblement annuel organisé par la Coalition Interjeunes, offre aux jeunes marginalisé·e·s ou aux parcours de vie différentiés une occasion unique de s’exprimer sur des enjeux qui les touchent et d’être entendu·e·s par les élu·e·s.

La Coalition Interjeunes est composée de cinq regroupements d’organismes jeunesse provinciaux, soit le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ), le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des organismes communautaires québécois en travail de rue (ROCQTR), le Regroupement des organismes en lutte au décrochage scolaire (ROCLD) et le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ). Interjeunes regroupe près de 343 organismes et rejoint près de 370 000 jeunes de partout au Québec.

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Renseignements

Joakim Lemieux, responsable des communications, ROCAJQ
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[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Le programme Formation préparatoire au travail devrait être un choix

Montréal, 16 novembre 2017 – Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) dénonce le fait que les jeunes de 15 ans n’ayant pas atteint les acquis nécessaires pour entrer au secondaire soient obligés de poursuivre leur parcours scolaire dans le programme Formation préparatoire au travail (FPT).

Le régime pédagogique prévoit offrir au jeune la possibilité de poursuivre son cheminement vers ce programme, mais dans les faits, le choix n’est pas laissé à l’élève, pas plus qu’à ses parents. Mais, qu’en est-il des jeunes qui préfèreraient persévérer dans l’acquisition des compétences en français et en mathématique? Le ROCAJQ se questionne sur ce qui empêche le jeune de 15 ans de poursuivre son cheminement en adaptation scolaire si c’est ce qu’il désire.

C’est en se basant sur les demandes des jeunes que le ROCAJQ a pris position dans ce dossier. De nombreux jeunes ayant suivi ce programme nous ont dit être déçus des acquis qu’ils y ont développés. Le marché du travail ne reconnaît pas la formation et les trois ans passés à le compléter sont pour eux du temps bien mal utilisé. Ils tentent de raccrocher à l’école des adultes, mais ils partent de loin.

« J’étais bon en histoire et en français, mais les mathématiques, j’y comprends rien. À cause de ça, on m’a envoyé en FPT, j’aurais aimé avoir la chance de poursuivre mon parcours le plus loin possible au moins dans les matières dans lesquels j’étais bon. J’ai fait le FPT, j’ai travaillé, mais quand j’ai voulu changer d’emploi, ça a été difficile. J’ai décidé de retourner aux études, je me suis inscrit à l’éducation des adultes, je rushe en math, mais enfin j’ai de l’histoire et ça, je tripe. Je regrette juste qu’on m’ait pas donné cette chance avant. Pourquoi c’était pas possible de faire de l’histoire pendant mon FPT? Pourquoi on a mis continuellement l’accent sur les matières où j’étais pas bon plutôt que me donner l’opportunité de faire ce que j’aime? » Jeune ayant participé à la consultation « La réussite éducative, ça me concerne! » en novembre 2016

Ils sont des dizaines à nous avoir fait le même genre de témoignage. Nous sommes persuadés que le programme FPT peut répondre aux besoins de nombreux jeunes, mais il peut aussi en freiner d’autres dans leur cheminement.

Il faut absolument offrir aux jeunes de 15 ans n’ayant pas obtenu les compétences du primaire des opportunités différentes que le programme FPT, car celui-ci ne convient pas à tous. Au-delà de la capacité de faire un travail semi-spécialisé, encore faut-il le vouloir. Les jeunes devraient avoir le droit d’occuper un emploi qui les intéresse.

 

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[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Formation préparatoire au travail : des regroupements d’organismes jeunesse réclament d’autres options pour les élèves en difficulté

Montréal, mardi 14 novembre 2017 – Cinq regroupements nationaux représentant plus de 300 organisations jeunesse joignent leur voix à celle du député de Chambly Jean-François Roberge pour dénoncer le caractère quasi obligatoire de la formation préparatoire au travail (FPT) pour tout jeune de 15 ans n’ayant pas les acquis pour faire son entrée au secondaire. Ils déplorent également le contenu du programme qui, selon des jeunes consultés, ne répond pas aux attentes.

Selon le ministère, le programme FPT n’est pas obligatoire et peut être proposé par les commissions scolaires aux jeunes qui n’ont pas atteint les objectifs du primaire en mathématique ni en français. Or, la réalité observée sur le terrain par les organismes membres de la Coalition Interjeunes est tout autre : les jeunes qui manifestent le désir de réintégrer un parcours scolarisant ne se font pas offrir d’autres options. On leur répond la plupart du temps qu’ils en sont trop éloignés et on leur présente ce cheminement vers une professionnalisation comme le seul possible.

Un programme à revoir, selon les jeunes

À l’automne 2016, lors d’une grande consultation jeunesse sur la réussite éducative organisée par la Coalition Interjeunes, plusieurs jeunes avaient dénoncé le programme FPT qui, selon eux, ne répondaient pas à leurs attentes et les éloignaient de manière définitive d’une potentielle diplomation. En offrant une formation strictement orientée vers une entrée sur le marché du travail, on prive les jeunes de l’acquisition de connaissances dans certaines matières scolaires pour lesquelles ils auraient un intérêt et un talent.

Lors de cette consultation, les jeunes ont également manifesté le désir et le besoin de rendre plus inclusif le système scolaire afin que les élèves aux prises avec des difficultés d’apprentissage cessent d’être isolés, compartimentés, marginalisés. « Il serait plus bénéfique d’instaurer des passerelles et des alternatives permettant à toutes et tous d’apprendre selon un modèle et un environnement plus inclusif » lit-on dans le compte-rendu de cette consultation.

 

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COALITION INTERJEUNES
Les organismes membres de la Coalition Interjeunes sont : le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ), le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD) et le Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR). Interjeunes représente quelque 345 organismes fréquentés par 370 000 jeunes partout au Québec.

L’action communautaire autonome jeunesse est composée de groupes qui travaillent quotidiennement avec des milliers de jeunes en les impliquant dans leur communauté, en les éduquant à une citoyenneté active, en créant des liens entre les générations, en les appuyant et les accompagnant dans leur insertion sociale et économique. Nous croyons qu’il est important de reconnaître l’apport de ces groupes dans le développement social et économique du Québec.

[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Gala des prix Leviers 2017 : félicitations aux 47 jeunes honoré·e·s!

Montréal, le 5 octobre 2017 – À l’occasion de la 8e édition du Gala des prix Leviers, le 4 octobre dernier à l’Assemblée nationale, le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) a rendu hommage au parcours exceptionnel de 47 jeunes engagé·e·s dans leur communauté, du jamais vu dans l’histoire du regroupement.

La cérémonie qui s’est déroulée en présence d’une vingtaine de député·e·s et de ministres, a permis, cette année encore, de reconnaître la contribution sociale des jeunes au parcours de vie différenciés et de souligner l’excellence des organismes communautaires autonomes jeunesse partout au Québec.

Tantôt ému, tantôt fébrile, le public s’est laissé toucher par les histoires et les grandes qualités humaines des lauréats et lauréates qui ont défilé sur la scène pour recevoir leur prix et un certificat d’honneur des mains de leur député·e. Ces jeunes proviennent de partout au Québec et chacun de leur parcours est unique, mais ils et elles ont ceci en commun : ce sont des modèles de persévérance, de courage et de résilience. Ils et elles se sont impliqué·e·s dans leur milieu, ont fait preuve de détermination dans leur cheminement personnel pour devenir de véritables leviers de transformation sociale.

« Cette jeunesse au parcours de vie différencié est porteuse de richesses inestimables. Les lauréats et lauréates sont la lumière et je souhaite que cette lumière permette aux élu·e·s de se souvenir qu’ils et elles ont aussi été jeunes et que la jeunesse ne représente pas uniquement l’avenir : elle est le présent! » a souligné Stéphanie Ricard, présidente du ROCAJQ, à l’ouverture de la cérémonie.

En plus des nombreuses candidatures uniques, la soirée aura aussi permis de récompenser le travail de deux groupes de jeunes pour leur engagement dans des projets d’envergure, soit la création d’un parc de planche à roulettes dans la municipalité de L’Ange-gardien et la réalisation d’un film à Lima, au Pérou.

Mentions coups de cœur aux partenaires de la jeunesse

Le ROCAJQ a profité de la soirée pour remettre quelques mentions coups de cœur à des partenaires qui par leurs actions se montrent solidaires de la cause jeunesse.

Un premier coup de cœur a été remis à la Fondation Lucie et André Chagnon, un partenaire de longue date du ROCAJQ. Sa contribution a notamment été un levier important dans la tenue de deux grandes consultations jeunesse organisées pour permettre à des jeunes de s’exprimer sur les futures politiques de la jeunesse et de la réussite éducative. Elle a aussi permis l’envol de nombreux projets du ROCAJQ.

« Nous sommes très fiers de figurer au nombre des coups de cœur remis cette année. Cette reconnaissance nous encourage à poursuivre dans la direction que nous nous sommes donnée, celle d’apporter notre soutien à des organismes, et des regroupements comme le vôtre, qui travaillent ensemble au développement de leur capacité à accroître de façon durable la réussite éducative de tous », a affirmé Jean-Marc Chouinard, président de la Fondation Lucie et André Chagnon.

Un deuxième coup de cœur a été remis aux fondatrices du Centre amitié, ressources et entraide pour la jeunesse (C.A.R.E. Jeunesse), Jennifer Dupuis, Amanda Keller et Marly Pericles (absente lors du Gala). Le parcours de ces jeunes femmes est inspirant et empreint de résilience et d’altruisme; ayant vécu l’expérience du placement dans les services de protection de la jeunesse, elles ont fondé un organisme pour améliorer la qualité de vie de jeunes qui ont reçu ces services ou qui les reçoivent actuellement.

Un dernier coup de cœur a été décerné à la MRC des Maskoutains, à la Municipalité de Saint-Jude et à la Ville de Saint-Hyacinthe qui ont simultanément signé la Déclaration d’engagement jeunesse en août dernier, en engageant tout un territoire à la cause jeunesse. La Déclaration d’engagement jeunesse, créée par la coalition Interjeunes, est un appel à l’inclusion sociale et au développement du pouvoir d’agir des jeunes.

Voici la liste complète des récipiendaires des prix Leviers 2017 :

Eva Trisha Anfinger
Pascale Bélanger
Adam Blanchet
Marie-Pier Bouchard
Paméla Cayouette
Chanel Chénier-Latour
Fransheska Cloutier
Caroline Demers
Cathy Dubé
Brian Duval
Mouhamed El Hajjar
Cédric Fortin
Jessyka Gagnon-Perron
Samuel Jason
Samuel Isaac Jones
Alexandre Major
Stéphane Martineau
Kathy Pham
Simon Roy
Amélie So
Sarah Caissy
Mélanie Frédéric

Les jeunes du projet skatepark de L’Ange-gardien : Félix Bilodeau, Raphaël Bilodeau, Jeff Breton, Maxime Desgagnés, Jérémy Desrosiers, Bryan Émond, Henrik Gagnon, Louis-David Gariépy, Mathieu Gilbert, Raphaël Guérin, Nathan Lachance, Jérémy Letarte, Logan Mazur, Louis-Roman Morin, Alicia Nadon, P.-O. Sanfaçon, Victor Patoine, Dylan Strachan, Félix Tremblay.

Les reporteurs du film Lima, après la rue : Vanessa Lola Beaudry-Arruda, Jean Victor Blouin, Marc-Olivier Côté Mentor, Swalnes Desmarais, Jennifer Lejean Theus, Stéphanie Smith Baron.

 À PROPOS DU ROCAJQ

Le ROCAJQ regroupe 57 organismes communautaires soutenant environ 300 000 jeunes de 0 à 35 ans. Il est présent dans 9 régions du Québec. Les organismes au sein du regroupement utilisent différentes pratiques d’intervention passant de la stimulation précoce au travail de rue, pratiques qui s’inscrivent dans l’approche globale communautaire.

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Pour plus d’information
Joakim Lemieux, responsable des communications
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[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Forum national de consultation sur le renouvellement de la politique culturelle québécoise – Le ROCAJQ demande un financement à la mission pour les organismes communautaires culturels

MONTRÉAL, mercredi 6 septembre 2017 – Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) a profité du temps de parole qui lui a été alloué lors du Forum national de consultation sur le renouvellement de la politique culturelle québécoise pour dénoncer la situation de précarité dans laquelle se trouvent les organismes communautaires culturels.

Mme Sylvie Norris, directrice générale du ROCAJQ, a exprimé au ministre de la Culture et des Communications, M. Luc Fortin, l’inquiétude partagée par les organismes communautaires culturels qui doivent constamment lutter pour leur survie. Ces organismes accomplissent un travail important dans leur communauté respective, mais dans l’absence d’un financement adéquat et récurrent, leur existence est constamment menacée. « Nous souhaitons ardemment que le gouvernement prenne acte de la précarité dans laquelle se retrouvent les organismes communautaires culturels et qu’un programme de financement à la mission spécifique à leur statut particulier soit créé. Nous croyons qu’étant donné leur spécificité, c’est au ministère de la culture de les prendre en charge » a soutenu Mme Norris.

Des lieux de création différents et inclusifs

Mme Norris a rappelé au ministre que pour les organismes du ROCAJQ, la diversité n’est pas qu’un concept qu’on énonce : il s’actualise dans des projets porteurs et structurants pour les communautés dans lesquelles ils s’inscrivent. Les jeunes touché·e·s par les activités de ces organismes proviennent de différents milieux socioéconomiques et ethnoculturels, souvent marginalisé·e·s s ou vivant avec des limitations physiques ou intellectuelles. L’art et la pratique artistique sont utilisés comme des leviers de développement individuel et collectif, voire de transformation sociale. Les jeunes qui fréquentent ces lieux s’approprient des formes de création diversifiées, développent leur propre démarche artistique, explorent, se découvrent, s’émancipent, forgent leur identité et participent à redéfinir la société à leur image.

Les organismes communautaires culturels sont des lieux alternatifs axés sur la formation, le mentorat, la cocréation et la diffusion et offrent une variété d’outils d’expression culturelle à de jeunes hommes et jeunes femmes qui ne trouvent pas leur place dans les réseaux traditionnels de transmission de la culture, que ce soit l’école ou les institutions culturelles. Ce sont des lieux de création différents et c’est justement cet ADN si particulier qui les rend essentiels à la vitalité du milieu culturel québécois. « Nous réclamons une reconnaissance de ces organismes, véritables lieux de démocratie culturelle. Nous demandons que dans la nouvelle politique culturelle, on accorde à ceux-ci la place qui leur revient dans l’écosystème culturel québécois » a demandé Mme Norris.

Lors du forum, le ministre Fortin a reconnu qu’il est parfois difficile pour certains organismes d’entrer dans la bonne case pour obtenir le financement dont ils ont besoin pour maintenir et développe leurs activités. Le ROCAJQ souhaite maintenant que le plan d’action qui accompagnera la politique culturelle contiendra des mesures pour faciliter l’accès au financement afin que les organismes communautaires culturels puissent attribuer plus de ressources humaines à faire connaître leur travail et les artistes qui en émergent plutôt qu’à continuellement chercher les fonds nécessaires à leur fonctionnement.

À propos

Le ROCAJQ regroupe plus de 50 organismes à travers le Québec travaillant en approche globale communautaire auprès des jeunes (0-35 ans) et leur famille. Le ROCAJQ représente cinq organismes qui font de la pratique artistique leur principal outil d’intervention (Oxy-Jeunes, Atelier 19, Centre des arts de la scène les Muses, Café Graffiti, Art’hum), mais une majorité des membres l’intègrent d’une façon ou d’une autre dans l’éventail de services qu’ils offrent aux jeunes.

Dans la première phase de consultation précédant le forum qui s’est tenu les 5 et 6 septembre dernier, Oxy-Jeunes et le Centre des arts de la scène les Muses ont déposé des mémoires présentant leurs préoccupations et recommandations.

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Renseignements : Joakim Lemieux, agente des communications, 514 229-1597 communications@rocajq.org

[Communiqué de presse] La MRC des Maskoutains encourage l’engagement civique des jeunes

À quelques jours de la Journée internationale de la jeunesse, Mme Francine Morin, préfet de la MRC des Maskoutains, a signé aujourd’hui la déclaration d’engagement jeunesse de la Coalition interjeunes. Se faisant, elle engage toute la MRC à soutenir la jeunesse et à faire tomber les barrières qui peuvent entraver sa participation à la société. L’invitation est maintenant lancée aux autres MRC du Québec.

>> Communiqué de presse de la MRC des Maskoutains

Renseignements
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[Communiqué de presse] Le ROCAJQ félicite le gouvernement pour le lancement de la première Politique de la réussite éducative

Montréal, 21 juin 2017 – Présent à Québec pour le lancement de la première politique en matière de réussite éducative, le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) est fier de constater que les demandes des jeunes formulées lors de la consultation jeunesse en éducation organisée par la Coalition Interjeunes ont été entendues.

Reconnaissance de la diversité des besoins éducatifs

En novembre dernier, lors de cette consultation, les jeunes ont entre autres réclamé plus d’aide aux élèves en difficulté et un enseignement mieux adapté aux élèves doués, des enjeux auxquels la Politique de la réussite éducative compte s’attaquer.

« La diversité des élèves et de leurs besoins doit être prise en considération si l’on souhaite que nos milieux éducatifs soient véritablement inclusifs. Nous sommes heureux de l’écoute du ministre de l’Éducation M. Sébastien Proulx quant aux demandes des jeunes et des retombées positives qu’a eues la consultation jeunesse menée par les organismes communautaires » souligne Mme Sylvie Norris, directrice générale du ROCAJQ.

Le ROCAJQ applaudit particulièrement les deux mesures suivantes qui auront un effet significatif sur les jeunes :

  • la révision du modèle de financement des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage
  • un seuil minimal de services spécialisés et intégrés dans les écoles et les centres pour une réponse équitable aux besoins des élèves

Notons que les participants à la consultation avaient également réclamé l’intégration de cours sur l’éducation des finances personnelles ainsi que sur l’éducation à la sexualité, ce qui fait aussi partie des plans du gouvernement.

Organismes communautaires : des ressources-clés en réussite éducative

De plus, le ROCAJQ tient à réitérer l’intérêt des organismes communautaires à travailler avec le gouvernement pour s’assurer de la réussite de tous les élèves, plus particulièrement en ce qui a trait à l’alphabétisation.

« Nous sommes ravis de constater que le gouvernement en fait une priorité ministérielle. De nombreux groupes communautaires font un travail exceptionnel dans ce sens et ont développé une expertise spécifique auprès des jeunes et des moins jeunes qui ne se sentent pas à l’aise dans les écoles traditionnelles. En ce sens, nos collaborations seront prometteuses pour s’assurer que chacun ait la chance d’apprendre et de développer des compétences en littératie » conclut Mme Norris.

La consultation jeunesse

La consultation jeunesse « La réussite éducative, ça me concerne! » s’est déroulée les 22 et 23 novembre 2016 à l’Hôtel Le Concorde à Québec. L’événement a réuni près de 200 jeunes, âgés de 10 à 30 ans, provenant de tous les coins du Québec.

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[Communiqué de presse] Légalisation du cannabis – Le ROCAJQ demande des investissements majeurs en prévention et en intervention auprès des jeunes

À l’occasion du Forum d’experts sur l’encadrement de la légalisation du cannabis au Québec (19-20 juin), le Regroupement des organismes autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) invite les gouvernements provincial et fédéral à faire preuve de prudence dans l’élaboration des mesures d’encadrement et de contrôle sur l’accès au cannabis. Ces mesures pourraient contribuer à une banalisation de la consommation et doivent impérativement être accompagnées d’investissements majeurs en prévention et en intervention.

« Au sein du ROCAJQ, qui préconise la décriminalisation du cannabis, la légalisation soulève de grands questionnements, particulièrement en ce qui a trait  à l’incidence de cette drogue sur la santé physique et mentale des jeunes » explique Sylvie Norris, directrice du regroupement. Il est nécessaire de bien sensibiliser les jeunes aux dangers potentiels de cette drogue, mais il faut aussi soutenir adéquatement les groupes qui travaillent auprès de ceux aux prises avec des problèmes de consommation. « Les organismes jeunesse ont développé une solide expertise terrain auprès des jeunes, notamment dans une approche de réduction des méfaits. Ils connaissent les chemins pour aller à leur rencontre et possèdent le savoir-faire pour les accompagner. Les inquiétudes qu’ils expriment doivent être prises en considération; ils doivent faire partie de la solution » souligne Sylvie Norris.

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Suivez le Forum d’experts sur l’encadrement du cannabis au Québec en direct ou en différé.

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Consultation Jeunesse 2016

Près de deux cents jeunes réunis à Québec pour exprimer leurs idées sur le système d’éducation

Québec – 24 novembre 2016 – C’est sous le thème «La réussite éducative, ça me concerne ! » que s’est déroulée la 2e Consultation jeunesse de la Coalition Interjeunes les 22 et 23 novembre à l’Hôtel Le Concorde à Québec. L’événement a réuni près de 200 jeunes, âgés de 10 à 30 ans, provenant de tous les coins du Québec.

C’est le jeune rappeur de Québec, GLD, qui a brisé la glace le 22 novembre avec une prestation électrisante tiré de son premier album. GLD en a profité pour animer le premier forum de discussion à micro ouvert. Les jeunes ont été conviés à une visite de l’Assemblée nationale et à une projection de divers extraits de films et de documentaires sur le thème de l’éducation dans le monde mettant ainsi la table pour la consultation. Le Secrétariat à la jeunesse a pour sa part, démontré aux jeunes l’importance de participer à de telles consultations publiques.

C’est en présence du Ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, que la consultation s’est amorcée le 23 novembre en matinée. Ce dernier a mentionné qu’il porterait une grande attention aux besoins exprimés et aux orientations qui seraient soumises à son attention à l’issue de cette consultation.

Ce fût une occasion unique pour les jeunes de traduire leur vision de l’école de demain et de pouvoir se faire entendre du Gouvernement, qui produira bientôt sa nouvelle politique en matière de Réussite éducative.

Provenant d’aussi loin que la Gaspésie, de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent et de Gatineau, les jeunes âgés de 10 à 30 ans expérimentant différentes réalités ont pu exprimer le désir et le besoin d’être entendus et pris en compte dans un cadre qui leur ressemble. Plutôt que de « subir » l’école, ils souhaitent en être partie prenante afin que l’école soit à leurs images et adaptée à leurs besoins.

Leurs idées, commentaires, témoignages et recommandations ont été soigneusement recueillis et seront sous peu soumis au Ministre de l’Éducation.

La coalition Interjeunes représente plus de 345 organismes fréquentés par 370 000 jeunes partout au Québec.