Les recommandations du ROCAJQ au gouvernement concernant le projet de loi no70

_FGP3656

 

Québec, jeudi le 11 février 2016 – Hier, dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 70 visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’à favoriser l’intégration en emploi, le ROCAJQ, présent en Chambre, a demandé le retrait du programme Objectif Emploi sur la base que celui-ci ne répond pas à la réalité des jeunes qui font leur première demande à l’aide sociale.

Le ROCAJQ fort de ses 50 membres, a sondé ces derniers sur les impacts de la réforme de l’aide sociale telle que définie dans le projet de loi 70. Ces jeunes avec lesquels nous travaillons au quotidien sont instables et bien qu’ils adoptent des attitudes réfractaires, ce qu’il faut comprendre c’est qu’ils manquent de tout et qu’ils ont un urgent besoin du support de l’État, comme le rappelle Sylvie Norris, directrice du Regroupement. Le ROCAJQ et ses organismes membres affirment que ce n’est pas en imposant des conditions aux plus démunis et aux plus vulnérables que le gouvernement pourra encourager ces prestataires à devenir des citoyens actifs et impliqués.

Bien que lors des échanges le ministre Blais se soit montré favorable à l’idée que les jeunes nécessitant une démarche préalable à la réinsertion à l’emploi y aient accès, le ROCAJQ demeure toutefois préoccupé à savoir comment, dans les faits, de telles mesures seront appliquées et surtout sous quels critères un jeune sera considéré apte ou sous contraintes à l’emploi.

Le ROCAJQ a fait part de son inquiétude quant au nombre limité d’emplois disponibles ne nécessitant pas d’exigences minimales et le pourcentage de jeunes premiers demandeurs qui feront partie de programme Objectif Emploi. Nous doutons sérieusement de la capacité d’intégration au marché de l’emploi des jeunes fréquentant nos organismes, et ce dans des délais de 12 mois tels que décrits dans le projet de loi 70. Même s’ils sont accompagnés d’un plan de cheminement personnalisé, nous demeurons convaincus que les démarches devront être adaptées et accessibles et que des formations devront faire partie intégrante de ce processus de réinsertion à l’emploi.

Nous désirons néanmoins saluer l’intention réelle du gouvernement à reconnaître les organismes communautaires en action autonome comme étant des experts de la réalité de ces jeunes aux parcours de vie différenciés et nous tenons à rappeler à ce dernier que nous continuerons à travailler et créer des liens avec les réseaux afin de contribuer à l’essor et à la stabilité des jeunes en matière d’insertion sociale et d’insertion en emploi.

Vous pouvez consulter, via ce lien, l’intégralité de nos recommandations dans le mémoire que nous avons déposé dans le cadre de cette commission parlementaire : http://bit.ly/1V4Nb2g

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) regroupe 50 organismes membres, répartis sur l’ensemble du territoire québécois, qui font une différence dans la vie de plus de 300 000 jeunes.

– 30 –

 

Sources :
 
Marie Eve Gauthier
Adjointe de direction et
Responsable des communications pour le ROCAJQ
3736 rue St-Hubert, Montréal Qc, H2L 2A4
Bur. : 514 388-7942
Cell. : 514-528-5932
Courriel : info@rocajq.org  
Site Internet : www.rocajq.org
 
Pour télécharger la version PDF: Communiqué de presse_PL70

Gala des Prix Leviers 2015 à L’Assemblée nationale

L'EscaleMontréal, vendredi le 30 octobre 2015 – Dans le cadre de sa 6e édition du Gala des Prix Leviers, mardi le 6 octobre dernier à l’Assemblée nationale,le ROCAJQ a souligné en présence des députés et ministres, le parcours exceptionnel de 16 lauréats impliqués socialement dans leur communauté. Ce fut une soirée remplie d’émotions pour ces jeunes qui ont été mis à l’honneur et où tous les partis confondus se sont alliés à une cause, la reconnaissance des jeunes. Les prix ont été remis conjointement par les représentantes du ROCAJQ et les élus de chacune des formations politiques.

Cette cérémonie est une initiative de reconnaissance valorisant le cheminement personnel, le dépassement de soi et la contribution sociale des jeunes ayant eu un parcours de vie différencié, qui ont su faire des choix significatifs pour devenir des acteurs de changement au sein de leur communauté.

«Nous croyons qu’il faut prendre le temps de souligner le dépassement de ces jeunes qui, à leur façon, ont su se transformer et ainsi reprendre du pouvoir sur leur vie. Il faut féliciter leur courage et leur détermination. Ils sont notre fierté!» – Sylvie Norris, directrice du ROCAJQ.

Les 16 lauréats, récipiendaires des Prix Leviers 2015 ont toujours cru qu’il n’y avait pas qu’une seule façon de s’impliquer, de se dépasser, de s’accomplir, mais qu’il existait plutôt un monde infini de possibilités. Ils en sont tous la preuve. Voici la liste des récipiendaires :

  • Hitcham Amzert, St-Laurent
  • Mike Pierre Andral Colon, Montréal-Nord
  • Gabriel Charrette, Québec
  • Marie-Pier Dufresne, Québec
  • Myriam Felteau, Laval
  • Brigitte Gladu, Longueuil
  • Mya Guardado Lussier, St-Hyacinthe
  • Jayneeva Killa, Montréal
  • Marie-France Lacroix, Québec
  • Alexandre Lambert-Grenier, Thetford Mines
  • Carol-Ann Langlois, Lévis
  • May Omar, Montréal
  • Anna Ouellet, Québec
  • Audray Paré, Montréal
  • Jennifer Shaw-Marriseau, Montréal
  • Dieudonné Racine, Montréal

_FGP3254 L'Antre-jeune

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

_FGP3080-1

 

Projet Trip

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est avec beaucoup de fierté que le ROCAJQ a célébré avec eux leurs réussites respectives en leur remettant un Prix Levier. Un autre grand moment de la soirée fut lorsque le ROCAJQ et la ville de Granby ont rendu hommage à Mikael Adam (Prix leviers 2013) et Vincent Laurie (Prix Leviers 2014) pour s’être approprié la Déclaration d’engagement jeunesse et en avoir fait la promotion auprès de leur ville. Granby, première ville à avoir signé son accord de soutien auprès de cette jeunesse impliquée.    

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) regroupe 50 organismes membres, répartis sur l’ensemble du territoire québécois, qui font une différence dans la vie de plus de 300 000 jeunes.

– 30 –

Renseignements :

Marie Eve Gauthier
Adjointe de direction et
Responsable des communications pour le ROCAJQ
3736 rue St-Hubert, Montréal Qc, H2L 2A4
Bur. : 514 388-7942
Cell. : 514-528-5932
Courriel : info@rocajq.org
Site Internet : www.rocajq.org
 
 Pour imprimer la version PDF : Communiqué de presse_Prix Leviers 2015

Les jeunes veulent contribuer à l’élaboration de la future Politique jeunesse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Pour diffusion immédiate

logo_stickerCOALITION INTERJEUNES

Les jeunes veulent contribuer à l’élaboration de la future Politique jeunesse

Montréal, le 15 octobre 2015 – Le 7 octobre dernier, dans le cadre du renouvellement de la Politique jeunesse, la Coalition Interjeunes a tenu à écouter et impliquer les jeunes dans le cadre de la Consultation Jeunesse 2015, rappelant ainsi au gouvernement qu’il est plus que primordial que tous les jeunes soient considérés dans la future Politique jeunesse.

_FGP3607Plus de 60 jeunes, vivant des réalités très distinctes, se sont donc rassemblés au Château Laurier à Québec afin de concevoir une Politique jeunesse à l’image de leur réalité et celle de tous les jeunes du Québec. Les jeunes participants des cinq regroupements membres de la Coalition Interjeunes se sont exprimés tout au long de la journée sur les quatre axes du document de consultation gouvernementale : les saines habitudes de vie, un milieu favorable à la persévérance et la réussite scolaires, des jeunes prêts pour le travail, une économie prête à les accueillir et une citoyenneté active et plurielle.


«Cette consultation met l’emphase sur la nécessité d’entendre la voix de tous les jeunes au sujet du renouvellement d’une politique qui les touchera directement », explique Sylvie Norris, directrice générale du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec
. Au sortir des ateliers, les jeunes ont exprimé la volonté d’être de plus en plus inclus au sein des discussions qui les touchent. En réponse à un député, présent lors de la consultation, qui les félicitait sur la profondeur de leurs échanges en insistant sur le fait qu’ils s’exprimaient mieux sur ces sujets que certains députés en chambre, une participante a répondu : «C’est normal qu’on sache de quoi on parle et qu’on en parle bien, c’est tous des enjeux qui nous touchent et qu’on vit quotidiennement ! On est les experts de notre réalité!»

La jeunesse est une période de la vie stimulante qui comporte de nombreux défis et les jeunes en sont pleinement conscients. Au cours de la journée, ils ont exprimé leurs préoccupations sur les diagnostics en santé mentale et comment on prescrit essentiellement des médicaments sans donner accès à des services et à de l’accompagnement. Les jeunes ont partagé des préoccupations en regard de _FGP3839l’hypersexualisation, du sexisme et de la lutte à l’intimidation. Ils constatent qu’il est difficile pour certains jeunes d’arriver à obtenir un secondaire 5, alors que c’est une clé pour obtenir n’importe quel emploi. Ils soulignent le manque de services dans les écoles, notamment concernant l’accessibilité à des travailleurs sociaux et des conseillers en orientation. Les jeunes ont aussi nommé l’importance que les employeurs leur «donnent leur première chance» et reconnaissent leur potentiel.

_FGP3949

En fin de journée, réunis autour d’une grande table, les jeunes ont parlé de l’importance de la participation citoyenne et de faire entendre leurs préoccupations et leur réalité dans la société. Ils ont ainsi formé la première rencontre d’un premier «ministère de la jeunesse» au Québec.

Les propositions émises par les jeunes au cours des différents ateliers et en plénière seront déposées sous forme de rapport au Secrétariat à la jeunesse.

–  30 –

Pour info :

Rim Mohsen, Regroupement des maisons de jeunes du Québec, 514-885-7469
Marie Eve Gauthier, Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec, 514-528-5932
Isabelle Gendreau, Regroupement des Auberges du cœur du Québec, 438-390-3985
Mélanie Marsolais, Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage scolaire, 514-572-2049
 

* Des photos en haute résolution sont disponibles 

Communiqué version PDF

 

COALITION INTERJEUNES

Les organismes membres de la Coalition Interjeunes sont : le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ), le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD) et le Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR). Interjeunes représente 320 organismes fréquentés par 370 000 jeunes partout au Québec.

L’action communautaire autonome jeunesse est composée de groupes qui travaillent au quotidien avec des milliers de jeunes en les impliquant dans leur communauté, en les éduquant à une citoyenneté active, en créant des liens entre les générations, en les appuyant et les accompagnant dans leur insertion sociale et économique. Nous croyons qu’il est important de reconnaître l’apport de ces groupes dans le développement social et économique du Québec, et ce, en leur attribuant la place qui leur revient.

 Bandeau-logos-reg-Interjeunes

 

 

 

 

 

 

Le ROCAJQ propose des orientations au Gouvernement concernant la future Politique jeunesse

logo

Montréal, 25 septembre 2015 – Hier, à Québec, lors de la Table ronde des consultations pour le renouvellement de la Politique jeunesse du Québec, le ROCAJQ, fort de son expertise auprès des jeunes aux parcours de vie différenciés, a proposé des orientations au gouvernement concernant la jeunesse.

Le ROCAJQ a profité des échanges pour souligner l’importance d’accompagner les jeunes dans les multiples transitions de leur passage à l’autonomie, et ce, afin de soutenir leur réussite personnelle. Notamment, il a été nommé que favoriser la contribution des jeunes au développement du Québec et à la préservation d’une structure sociale harmonieuse et équitable était profitable pour tous.

Le ROCAJQ a signalé au gouvernement les problèmes d’accessibilité aux services gouvernementaux par les jeunes aux parcours de vie différenciés. Nous constatons néanmoins que les grandes orientations suggérées par le gouvernement s’adressent peu à eux. C’est pourquoi nous avons suggéré les thèmes suivant dans les axes proposés :

  • la situation des transgenres et transsexuels;
  • l’accès à un toit sécuritaire (refuge, hébergement temporaire, logements supervisés ou subventionnés);
  • la prostitution;
  • la reconnaissance de passerelles entre les services gouvernementaux et les organismes communautaires;
  • Le raccrochage scolaire et les formes alternatives d’éducation;
  • La réinsertion professionnelle;
  • L’entrepreneuriat des jeunes aux parcours de vie différenciés;
  • Le droit d’utiliser les lieux publics sans préjugés;
  • La démocratisation de la culture.

 Outre l’ajout de ces thèmes, le ROCAJQ fait plus de 100 recommandations au gouvernement via son mémoire et les mémoires de ses organismes membres qui seront déposés au cours des prochains jours.

Depuis plus de 40 ans que les organismes membres du ROCAJQ offrent des services et de l’accompagnement aux jeunes les plus à risques, il est temps que le gouvernement reconnaisse l’expertise de ces organismes et qu’il soutienne davantage leurs initiatives.

Nous tenons toutefois à féliciter le gouvernement de sa décision de rendre publics les mémoires déposés permettant ainsi de trouver des partenaires potentiels avec lesquels trouver des solutions et des réponses aux défis qui attendent la jeunesse.

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) regroupe 50 organismes membres, répartis sur l’ensemble du territoire québécois, qui font une différence dans la vie de plus de 300 000 jeunes de 0 à 35 ans.

-30-

 

Informations :

 

Marie Eve Gauthier
Adjointe de direction et
Responsable des communications du ROCAJQ
Bur : (514) 388-7942
Cell : (514) 528-5932
info@rocajq.org

 

Le ROCAJQ a pris part aux consultations du gouvernement en matière de politique d’immigration

Le ROCAJQ a pris part aux audiences de « Vers une nouvelle politique québécoise en matière d’immigration, de diversité et d’inclusion » et a déposé à cet effet un mémoire. Celui-ci se veut être une référence en matière de recommandations auprès du gouvernement sur les enjeux actuels que suscitent l’immigration.

 

Vous pouvez consulter le mémoire ici

Vous pouvez visionner l’audience auquel a pris part le ROCAJQ lors des consultations à l’Assemblée nationale ici

La Coalition Interjeunes donne le coup d’envoi international à la Déclaration d’engagement envers la jeunesse

Montréal, mardi 21 octobre 2014 –Le jeudi 9 octobre, à Québec, la Coalition Interjeunes a donné le coup d’envoi international à la Déclaration d’engagement envers la jeunesse avec une première signature officielle effectuée conjointement avec les regroupements communautaires membres de la Coalition Interjeunes, Créavif et des élus municipaux de la France et de la Belgique.

Un engagement envers la jeunesse

(extraits de la déclaration)

« La jeunesse reflète l’image d’une société. Conscients des besoins de leurs collectivités, quartiers, villes, régions municipales, pays, les jeunes sont au coeur du développement social et sont des acteurs sociaux importants. Pourtant, faisant face à des blocages institutionnels ou n’ayant pas les connaissances ou les moyens nécessaires pour passer à l’action, plusieurs milliers de jeunes ne participent pas comme ils le devraient, à cet effort collectif qu’est le pouvoir d’agir citoyen. La société perd beaucoup de ce manque d’empowerment jeunesse, car c’est cette dernière qui est génératrice de nouvelles idées et de projets innovateurs. C’est pourquoi, nous citoyens actifs de cette société, organismes communautaires, instances municipales, paramunicipales et gouvernementales, nous devons impérativement unir nos efforts et soutenir ensemble les initiatives d’action citoyenne de la jeunesse ».

« La présente déclaration se veut un appel au-delà des frontières, afin de relever ce défi que nous lance notre propre avenir pour ainsi donner à tous les jeunes la place et les moyens de construire un monde plus riche de justice, de paix, de démocratie, d’égalité et de solidarité. C’est ce défi que nous vous demandons de relever en adhérant à la présente déclaration. »

La Coalition Interjeunes invite tous les citoyens ainsi que tous les élus du Québec et d’ailleurs, à signer la Déclaration d’engagement. Au cours des prochains mois, des milliers de personnes se joindront aux 83 premiers signataires. Nous tenons d’ailleurs à féliciter Mathieu Lemay, député de Masson, de la Coalition Avenir Québec, à être le premier homme politique du Québec à s’être engagé et souhaitons vivement que de nombreux élus emboîtent le pas.

Prochainement, des regroupements de citoyens entameront des démarches locales afin de solliciter la participation des communautés; soyez à l’affût de vos médias locaux. Vous pouvez télécharger la Déclaration d’engagement à l’adresse suivante: http://rocajq.org tout comme sur chacun des sites des membres de la Coalition Interjeunes.

La Coalition Interjeunes représente le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ), le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD) et le Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR). Il s’agit de 350 organismes fréquentés par 370 000 jeunes partout au Québec.

– 30 –

Renseignements :

 

Marie Eve Gauthier
Adjointe de direction et
Responsable des communications du ROCAJQ
3736 rue St-Hubert, Montréal Qc, H2L 2A4
Téléphone : 514 388-7942
Courriel :info@rocajq.org  
Site Internet : www.rocajq.org
 

Les Prix Leviers 2014

Montréal, mercredi 15 octobre 2014 – Dans le cadre de la 5e édition des Prix Leviers organisés par le ROCAJQ, le jeudi 9 octobre dernier, 23 jeunes impliqués socialement auprès d’organismes communautaires jeunesse ont reçu, durant la période des questions, un vibrant hommage provenant des députés des 4 formations politiques à l’Assemblée nationale. La journée haute en émotions pour ces jeunes lauréats s’est poursuivie lors d’un gala à la bibliothèque de l’Assemblée nationale en fin d’après-midi où le Premier ministre, Philippe Couillard, a prononcé le discours d’ouverture. Les prix ont été remis conjointement par des représentants des organismes communautaires jeunesse et des élus de chacune des formations politiques.

La journée a commencé à l’Assemblée nationale, où, dans le cadre des Prix Leviers, les députés des 4 formations politiques ont rendu un vibrant hommage aux 23 lauréats durant la période des questions. Les jeunes ont été impressionnés par la considération et la générosité des membres de l’Assemblée nationale, tous partis confondus, qui ont pris le temps de les encourager, accentuant ainsi l’ampleur et la signification de cette journée.

« Prendre le temps de les féliciter pour le cheminement accompli, c’est leur témoigner que nous sommes tous fiers de leur implication et de la transformation sociale qu’elle a su susciter. » – Sylvie Norris, directrice du ROCAJQ.

En après-midi, les lauréats ont pris part au coup d’envoi international de la Déclaration d’engagement envers la jeunesse lors de la signature officielle de celle-ci.

La journée s’est clôturée à la bibliothèque de l’Assemblée nationale, là où le Premier ministre, Philippe Couillard, a prononcé le discours d’ouverture du Gala des Prix Leviers. Cette initiative de reconnaissance a pour but de valoriser le cheminement personnel, le dépassement de soi et la contribution sociale de jeunes provenant des quatre coins du Québecayant eu un parcours de vie atypique et qui ont su faire des choix significatifs pour ainsi devenir des acteurs de changement dans leur communauté. Malgré le lot de difficultés que les 23 lauréats ont connu, les récipiendaires des Prix Leviers 2014 ont continué de croire qu’il était possible de changer leurs réalités afin d’apporter une contribution sociale dans leur milieu de vie. Leurs actions témoignent de leur réussite.

« (…) On parle du succès, de l’excellence et de la réussite comme si cela était toujours facile et sans obstacle… Vous avez réussi à prendre ces difficultés et parfois même certains échecs et les transformer en cause de réussites… Un succès pour lequel je voudrais vous donner toute mon admiration, et ce n’est pas une parole en l’air; vous êtes une source d’inspiration pour les Québécois.  Je souhaite qu’avec vous, qu’entre nous on fasse du Québec un endroit extraordinaire où vivre pour tout le monde. » – Philippe Couillard, Premier ministre du Québec.

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) est un regroupement de 50 organismes communautaires autonomes jeunesse, répartis sur l’ensemble du territoire québécois, qui font une différence dans la vie de plus de 300 000 jeunes.

– 30

 

 

 

Nicolas Verdon
Conseiller stagiaire en communication
 
Marie Eve Gauthier
Adjointe de direction et
Responsable des communications pour le ROCAJQ
3736 rue St-Hubert, Montréal Québec, H2L 2A4
Téléphone : 514 388-7942
Courriel : info@rocajq.org  
Site Internet : www.rocajq.org

 

L’ASSEMBLÉE NATIONALE ADOPTE À L’UNANIMITÉ UNE MOTION EN FAVEUR DES DEMANDES DES 3000 ORGANISMES COMMUNAUTAIRES AUTONOMES EN SANTÉ ET SERVICE SOCIAUX

Québec, le 14 mai 2013. L’Assemblée nationale vient d’adopter à l’unanimité une motion demandant au gouvernement de rehausser le financement des organismes d’action communautaire autonome en santé et services sociaux. Cette motion s’inscrit à l’intérieur de la campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire, laquelle est portée par 3000 organismes réclamant un rehaussement de leur soutien financier à la mission et un véritable programme national afin de pouvoir contribuer pleinement au développement social et économique du Québec.

La motion a été déposée par monsieur Amir Khadir, député de Mercier pour Québec solidaire, conjointement avec la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, madame Véronique Hivon, ainsi qu’avec mesdames Stéphanie Vallée, députée libérale de Gatineau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux et Sylvie Roy, députée caquiste d’Arthabaska et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de services sociaux.

« La contribution des organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux est essentielle et toutes les formations politiques le savent. Les groupes communautaires apprécient cette reconnaissance de l’Assemblée nationale » de dire Rémi Fraser, porte-parole de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (Table).

« Nous croyons que cette unanimité permettra au gouvernement de répondre rapidement aux revendications de notre campagne. » d’ajouter Vicky Brazeau, porte-parole de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC).

Soulignons également que depuis février, près de 35 membres de l’Assemblée nationale ont déposé un total de plus de 30 000 signatures à la pétition Je tiens à ma communauté > je soutiens le communautaire, notamment les députés ayant aujourd’hui présenté la motion. Et ce n’est pas terminé; les pétitions continuent d’être signées partout et les dépôts se poursuivront dans les prochaines semaines.

La campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire vise à convaincre le gouvernement de combler le manque à gagner des 3000 organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux, estimé à 225 millions de dollars par année, et de mettre en place un véritable programme national dédié au soutien financier de la mission de ces organismes. Les interventions d’aujourd’hui prouvent la détermination de ces groupes.

-30-

La campagne est une initiative conjointe de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) et de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (Table). La CTROC regroupe 15 Tables régionales d’organismes communautaires. La Table est quant à elle formée de 39 regroupements nationaux. Ces deux organisations nationales totalisent plus de 3000 groupes abordant différentes problématiques liées à la santé et aux services sociaux dans toutes les régions du Québec.

Renseignements : Mercédez Roberge, 514-690-7826, coordination@trpocb.org

 

Développement de l’entreprenariat, la mobilisation locale et les jeunes

Dynamiser l’entreprenariat : un constat s’impose

La perspective de dynamiser l’état actuel de l’entreprenariat au Québec ne peut pas faire l’économie d’un élément incontournable, celui que des jeunes puissent se reconnaître les capacités entreprenariales et en valoriser leur développement. Le développement de la culture entreprenariale et la croissance du nombre d’entrepreneurs sont liés à une mobilisation locale qui doit privilégier l’appropriation de celle-ci. C’est à l’échelle locale que doivent être initiés des parcours diversifiés et pas forcément linéaires par et pour les jeunes. Ultimement, c’est l’ensemble des communautés locales qui bénéficiera d’une mobilisation autour d’un objectif partagé. Dans l’hypothèse de compétences complémentaires intégrées à une démarche de concertation entre tous les acteurs locaux, les jeunes doivent être une partie prenante et partager l’objectif commun. Or, la mobilisation des acteurs, la mise en commun de leurs compétences et leur transférabilité aux jeunes reposent sur l’engagement croisé des acteurs locaux et leurs expertises respectives. À ce chapitre, les organismes communautaires autonomes jeunesse1 agissent dans une logique d’appropriation et de concertation depuis 40 ans. Ces organismes se sont regroupés sur le plan national afin de se donner une interface efficace et efficient, le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ). Il n’en tient qu’à vous de l’utiliser.

Un préalable : le processus d’apprentissage et les parcours de vie différenciés

Lors du Congrés international francophone en entreprenariat et PME de 2006 qui s’est tenu à Fribourg en Suisse, un des thèmes fut Les compétences entreprenariales : définition et construction d’un référentiel. Un élément mis en relief fut l’affirmation de Minniti et Bygrave (2001) qui précisent que « l’entrepreneuriat est un processus d’apprentissage et qu’une théorie de l’entrepreneuriat requiert une théorie de l’apprentissage ». L’apprentissage2 n’est pas vu ici comme l’acquisition de connaissances académiques comme nous le retrouvons dans les programmes scolaires. Il s’agit d’abord des apprentissages acquis en dehors de l’école et de la famille par un processus d’essais et d’erreurs ainsi que d’accompagnement des jeunes par des adultes significatifs. Des parcours d’essais et d’erreurs à la mesure de chaque jeune tout en respectant leurs besoins, leurs différences et les réalités auxquelles ils font face. Pour le ROCAJQ et ses organismes membres, il est question de l’appropriation par les jeunes de leurs modes d’apprentissage et de la découverte de leurs capacités à travers des parcours de vie non-linéaires. Ces parcours de vie passent tout d’abord par une logique d’appropriation appliquée à plusieurs facettes de la vie en société:

√ Culture/identité
√ Citoyenneté
√ Autonomie
√ Choix des moyens
 

Par ailleurs, selon Franck Sérusclat (1999)  » les différentes pratiques tendent à se rejoindre et contribuent à l’élaboration, même dispersée, d’une pédagogie de l’autonomie et de la responsabilité qu’il faut autoriser. » Une pédagogie de l’autonomie et de la responsabilité qu’il faut autoriser. Voilà un point de vue qui rejoint les actions et le rôle des organismes communautaires autonomes jeunesse qui ne sont pas en marge des communautés locales dans lesquels ils s’inscrivent. La diversité des leurs actions en font des partenaires de premier plan pour permettre à des milliers de jeunes à travers tout le Québec de vivre des parcours diversifiés notamment celui de se reconnaître les capacités entrepreneuriales et d’en valoriser leur développement. Il n’y a pas de petit succès. Chaque fois qu’un jeunes réussi à atteindre ce qu’il voit comme une réussite, nous n’avons pas à le juger, mais à le soutenir.

Faire autrement : des réseaux élargis

Le développement de la culture entreprenariale exige de nous de faire autrement. L’existence d’un réseau de relations entre acteurs locaux peut s’avérer être une barrière ou un catalyseur. Sur la base de cette hypothèse, tous ne possèdent pas les mêmes capacités à contribuer. Ces inégalités engendrent des conséquences importantes pour la participation croisée des acteurs. Les informations et l’expertise sont, par conséquent, entachées et leur contenu souvent dépourvu d’une composante essentielle qui devrait être celle des acteurs locaux communautaires autonomes jeunesse et des jeunes. Il faut considérer que « les liaisons non-linéaires3 entre éléments d’information rendent possible l’examen d’une question selon de multiples perspectives. ». La mise en commun de l’expertise d’acteurs économiques, politiques et communautaires rend cette analyse plus complète. Toutefois, la complexification et son corollaire, l’incertitude font peur. Peut-on penser que les façons de faire actuelles pour dynamiser l’entreprenariat limitent la contribution d’acteurs du milieu communautaire et des jeunes pour assurer une zone de confort : un paradoxe si on considère que le développement de l’entreprenariat nécessite de mieux travailler en concertation et de donner leur chance aux petites sociétés innovantes4, ce que sont les organismes communautaires autonomes jeunesse au Québec.

A priori, l’histoire des organismes communautaires ne leur permet pas d’investir dans leur futur. La structure même de leur financement et de leurs relations aux acteurs étatiques crée une asymétrie structurelle. À posteriori, cette asymétrie ne favorise pas la participation croisée au développement local et par conséquent, au développement de l’entreprenariat auprès des jeunes. Dès lors, la perspective de dynamiser l’état actuel de l’entreprenariat local au Québec ne peut se réaliser pleinement. Dans ces conditions paradoxales, l’attention d’acteur public, privé et communautaire est sollicité. Une proposition comportant une part élevée de risques est lancée : l’acceptation de l’idée d’être confronté à des problèmes nouveaux, de nature et de contenu différent, de même que de reconnaître le statut formateur de la participation croisée des acteurs et la possibilité d’essais et d’erreurs. Ces changements impliquent autant une profonde transformation des mentalités et des structures qu’une aptitude humaine à valoriser et mettre en réseau des compétences nouvelles, dont celles rendues accessibles par les organismes communautaires autonomes jeunesse. Il devient clair que s’il y a un investissement relationnel entre les partenaires, les solutions à envisager relèveront d’une philosophie pratique et d’un esprit de médiation à partager plutôt que d’un cadre administratif et d’une bureaucratie lourde. À ce chapitre, les organismes communautaires ont une expertise appréciable développée au cours des 40 dernières années. Même si une bonne partie des relations efficaces est de nature informelle, il est souhaitable et profitable d’organiser une meilleure imbrication, une articulation améliorée des acteurs locaux habitués à mobiliser de façon indépendante leurs compétences. Pour mieux relever ce défi, la volonté de s’engager dans ce processus doit se manifester et être soutenu par des gestes pratiques et concrets.

Une notion à retenir : l’interface

Toutes ces avenues supposent une attitude propice à la médiation et à la valorisation des différences. Cette prédisposition n’est pas aussi fréquente que le laissent penser les nombreuses déclarations d’agir dans cette direction et ce, de la part de tous les acteurs. La tentative du ROCAJQ d’être un interface entre les organismes communautaires autonomes jeunesse, les jeunes, les acteurs locaux et provinciaux, peut s’avérer être une réponse. Dans les faits, nous en relevons rarement la pratique. Pourtant, de très nombreux ouvrages nous éclairent sur l’action communautaire autonome jeunesse comme promoteur d’une pédagogie de l’autonomie et de la responsabilité qu’il faut valoriser. Par ailleurs, le ROCAJQ est détenteur d’expériences et d’expérimentations transférables. C’est sans compter sa capacité à mettre en place des mécanismes contribuant à l’émergence de projets novateurs, de projets fédérateurs ou réducteurs des incompatibilités. Sur la base de ces observations, comment orchestrer nos actions? Comment voir la richesse du partage d’expertise pour atteindre des objectifs communs? Comment reconnaître l’expertise des organismes communautaires autonomes jeunesse comme composantes locales de premier plan? Comment utiliser le ROCAJQ comme interface et acteur du développement au Québec? Il vous appartient maintenant d’en prendre acte et d’en décider. Nous agirons en conséquence.

Éléments bibliographiques

Laviolette Éric Michaël, 2006, «Les compétences entreprenariales : définition et construction de référentiel», Congrés international francophone en entreprenariat et en PME, Fribourg, Suisse, 25, 26, 27 octobre

Bertacchini Y., «Du gisement des compétences locales & de leur transfert: quelles modalités?» , Laboratoire LePont, Université de Toulon et du Var- BP 132 – F-83957

Bertacchini Y., 1999, «Closing the gap between the proximity of the local steps and their adjacent skill: towards the knowledge of endorsement will.», International Journal of Sciences for Decision Making n°3., Marseille, C.R.R.M.

Bertacchini et al., 2000, «How to federate some local resources by developing new links ?», ISA Research Committee 23, in [http://wwwhird Triple Helix International Conference], Rio de Janeiro, Brazil, 26-29 April.

Bertacchini Y., Dou H., 2001,«The Territorial competitive intelligence: a network concept», Actes du Colloque VSST ‘2001 p 101,

Barcelone 15-19 octobre 2001.

Etchegoyen A, 1999, Les défis de l’éducation,170 pages, Questions de Société, France Loisirs.

Filbet M et Tazi, 1999, «Le système d’information en « réseau »: une approche par l’organisation et par les nouvelles technologies de l’information.», Congrès de Génie Industriel, Montréal.

Jayet H et al,1996, «Structures économiques et barrières à l’entrée», Rapport au Commissariat Général au Plan, CESURE, 128 p, Lille I, 1996.

Popper K.H., 1984, La logique de la découverte scientifique, Paris, Payot,1984.

Raison,1998, «Intelligence territoriale : Le cas du Poitou-Charentes.», NET 98 : le salon de l’Internet et de l’Intranet : Paris, 9-11 Six,1999, «L’enjeu de la médiation.», Le Monde, 24 décembre.

Sfez L.et al, 1991, «Territoire et communication.», Quaderni, n°13, Paris, CREDAP

Tetu J.F., 1995,«L’espace public et ses médiations.», Hermes, n° 17, de la page 287 à la page 298, Paris, Editions du CNRS.

Wagensberg,1999, «Complexité contre incertitude.», La Recherche, n°326 p 111.