Avec la volonté exprimée lors de la Conférence des Nations unies sur l’Environnement et le Développement en 1992 à Rio De Janeiro au Brésil (Sommet de la Terre), l’Agenda 21 est devenu un guide de mise en oeuvre du développement durable pour le 21e siècle : un modèle duquel s’inspire d’ailleurs le gouvernement du Québec dans l’élaboration de ses programmes et qui demande aux nations qui se sont engagées à sa mise en place à l’appliquer au niveau national, régional et local. Inutile de rappeler que plusieurs des principes qui ont ainsi été proposés sont mis en application depuis les années 70 par plusieurs de nos membres.
À l’instar de l’Agenda 21[1], aujourd’hui comme hier, l’approche globale communautaire et la souplesse de nos membres permettent de dépasser largement la réponse individuelle et amènent souvent des solutions beaucoup plus durables, particulièrement parce que les jeunes sont partie prenante de leur milieu et qu’ils font leurs parcours de vie à travers toutes les composantes de leurs communautés locales, qu’elles soient issues de la sphère publique, de la sphère privée ou encore, de la sphère communautaire dont les organismes communautaires autonomes jeunesse sont une partie.
« La conception dominante du développement relève, encore aujourd’hui, d’une vision sectorielle et verticale (Gagnon, 2002). Les politiques et les programmes, tout comme l’information, demeurent fragmentés, peu adaptés aux spécificités locales. Pourtant, le développement local viable d’un territoire (Gagnon, 1994) ou d’une communauté territoriale nécessite une vision panoramique, une compréhension globale. »
Une société démocratique doit appuyer l’existence d’espaces de socialisation aux périmètres non définis qui permettent aux jeunes de vivre leurs parcours de vie. Ces parcours ne peuvent pas tous se vivre de la même manière ni être orientés uniquement par des programmes-services.
Dans les partenariats actuels, pour une large part, on utilise les organismes pour la planification de prestation de services, et ceci, au détriment de l’approche globale communautaire. Laquelle permet justement aux jeunes de vivre leur parcours de vie sans devoir imbriquer leur vécu dans un programme à visée prédéterminée. Par conséquent, en faisant des organismes communautaires autonomes jeunesse des outils de gestion sociale, nous privons la société québécoise d’un poumon, c’est-à-dire un espace où peuvent s’élaborer des solutions de rechange et une mise en application concrète de l’Agenda 21.