D’entrée de jeu, le ROCAJQ considère que l’Approche globale communautaire :
- C’est l’approche des approches pour les OCAJ membres du ROCAJQ;
- A des balises liées aux valeurs du ROCAJQ;
- Exclut le clientélisme.
L’Approche globale communautaire se divise en trois parties
Approche :
Étant une philosophie d’intervention [1], l’Approche globale communautaire se doit indéniablement d’outiller tant les organismes que les jeunes afin de permettre aux jeunes de faire les transformations sociales qui les intéressent. Cette direction demande une ouverture aux parcours de vie différenciés et une réelle volonté de donner la parole au jeune (quel qu’il soit) et d’en tenir compte.
Globale :
Par son cratère englobant, elle permet à l’individu d’actualiser son potentiel dans une démarche d’empowerment individuel. Cette approche donne à la personne le moyen de définir la représentation qu’elle se fait d’elle-même dans son environnement. Elle vise aussi à lui donner la capacité d’influencer son environnement et d’y trouver sa place. Elle ne cible pas un problème et ne pose pas un constat ou un diagnostic. Elle sert plutôt à donner à l’individu les possibilités de se réaliser et de déterminer ses réussites personnelles à travers les gestes qu’il pose. Pour la plupart des OCAJ, les gestes posés par les jeunes sont, le plus souvent, un « symptôme » comme la toxicomanie, l’errance, la prostitution et autres réalités jeunesse. Loin de nier les problèmes que peuvent poser ces comportements, l’AGC préconisée par les OCAJ assume le fait que les jeunes passent un stade où la recherche d’identité est primordiale, et que cette recherche se fait à partir d’un processus qui fait place à une prise de risques et de recherche de soi.
Les comportements nommés précédemment font partie de ce processus, mais ne cadrent pas toujours avec ce qui est normal et accepté dans nos sociétés. « De plus, il est parfois difficile, à l’adolescence, de distinguer le pathologique d’un cheminement cahoteux lié à ce processus d’adolescence. Il existe donc une zone de confusion où le comportement adolescent peut être attribué à tort à une panoplie de troubles mentaux sans en être. » – Jacques Moïse, coordonnateur du PIAMP
Communautaire :
Il s’agit du processus par lequel les membres d’une collectivité participent directement aux décisions qui touchent la collectivité. Il est plus juste de parler de participation communautaire. La participation communautaire englobe un large éventail d’activités, allant de la participation passive à la participation active et intense au développement des communautés. Elle consiste à porter le regard sur les actions sur un territoire où les organismes communautaires sont des catalyseurs de leurs communautés locales (leviers sociaux) pour mettre ensemble une communauté.
La vision
Cet objectif endosse une vision : l’OCAJ et son équipe se projettent sur leur communauté pour voir comment ils peuvent agir à partir de leur mission comme un levier social pour le mieux-être de leur communauté. Cette projection vers la communauté nécessite d’agir conjointement en respect des valeurs, des savoirs et des orientations du jeune en particulier et des jeunes de la communauté dans leur ensemble. Cette approche demande une compréhension de la complexité de l’écosystème dans lequel ils agissent et un savoir-faire en ce sens.
Le développement des communautés locales doit être une préoccupation constante des OCAJ afin d’être en mesure de transmettre les savoirs formels et informels qu’ils ont acquis dans tous leurs projets de développement. Pour arriver à cela, les OCAJ doivent s’investir dans la transmission de leurs savoirs aux milieux sociaux politiques, économiques et culturels de leurs communautés.
Présentement, on n’utilise pas le plein potentiel des OCAJ, bien que plusieurs d’entre eux sont en mesure de déterminer les besoins de leurs communautés et de mobiliser des acteurs pour y répondre. Les OCAJ sont des vecteurs de changements capables de reconnaître les chevauchements et les trous dans le filet social. Ils sont un des outils pouvant soutenir certaines personnes et leurs communautés pour qu’elles soient en mesure de soutenir, à leur tour, tous les membres de leur communauté locale.
[1]
Sens du mot approche : C’est un ensemble de préceptes, de principes et de règles qui définissent des façons de faire par lesquelles on cherche à approcher d’un but déterminé. C’est la manière d’envisager quelque chose. On recherche la méthodologie susceptible de répondre efficacement aux objectifs fixés et on choisit les pratiques appropriées.
Sens du mot pratique : Désigne une façon de faire, une technique, par l’usage de règles, de principes et de préceptes. C’est de mettre à exécution, en pratique par opposition à théorie.