[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Formation préparatoire au travail : des regroupements d’organismes jeunesse réclament d’autres options pour les élèves en difficulté

Montréal, mardi 14 novembre 2017 – Cinq regroupements nationaux représentant plus de 300 organisations jeunesse joignent leur voix à celle du député de Chambly Jean-François Roberge pour dénoncer le caractère quasi obligatoire de la formation préparatoire au travail (FPT) pour tout jeune de 15 ans n’ayant pas les acquis pour faire son entrée au secondaire. Ils déplorent également le contenu du programme qui, selon des jeunes consultés, ne répond pas aux attentes.

Selon le ministère, le programme FPT n’est pas obligatoire et peut être proposé par les commissions scolaires aux jeunes qui n’ont pas atteint les objectifs du primaire en mathématique ni en français. Or, la réalité observée sur le terrain par les organismes membres de la Coalition Interjeunes est tout autre : les jeunes qui manifestent le désir de réintégrer un parcours scolarisant ne se font pas offrir d’autres options. On leur répond la plupart du temps qu’ils en sont trop éloignés et on leur présente ce cheminement vers une professionnalisation comme le seul possible.

Un programme à revoir, selon les jeunes

À l’automne 2016, lors d’une grande consultation jeunesse sur la réussite éducative organisée par la Coalition Interjeunes, plusieurs jeunes avaient dénoncé le programme FPT qui, selon eux, ne répondaient pas à leurs attentes et les éloignaient de manière définitive d’une potentielle diplomation. En offrant une formation strictement orientée vers une entrée sur le marché du travail, on prive les jeunes de l’acquisition de connaissances dans certaines matières scolaires pour lesquelles ils auraient un intérêt et un talent.

Lors de cette consultation, les jeunes ont également manifesté le désir et le besoin de rendre plus inclusif le système scolaire afin que les élèves aux prises avec des difficultés d’apprentissage cessent d’être isolés, compartimentés, marginalisés. « Il serait plus bénéfique d’instaurer des passerelles et des alternatives permettant à toutes et tous d’apprendre selon un modèle et un environnement plus inclusif » lit-on dans le compte-rendu de cette consultation.

 

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Renseignements :
Joakim Lemieux, responsable des communications
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COALITION INTERJEUNES
Les organismes membres de la Coalition Interjeunes sont : le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ), le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD) et le Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR). Interjeunes représente quelque 345 organismes fréquentés par 370 000 jeunes partout au Québec.

L’action communautaire autonome jeunesse est composée de groupes qui travaillent quotidiennement avec des milliers de jeunes en les impliquant dans leur communauté, en les éduquant à une citoyenneté active, en créant des liens entre les générations, en les appuyant et les accompagnant dans leur insertion sociale et économique. Nous croyons qu’il est important de reconnaître l’apport de ces groupes dans le développement social et économique du Québec.