Les recommandations du ROCAJQ au gouvernement concernant le projet de loi no70

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Québec, jeudi le 11 février 2016 – Hier, dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 70 visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’à favoriser l’intégration en emploi, le ROCAJQ, présent en Chambre, a demandé le retrait du programme Objectif Emploi sur la base que celui-ci ne répond pas à la réalité des jeunes qui font leur première demande à l’aide sociale.

Le ROCAJQ fort de ses 50 membres, a sondé ces derniers sur les impacts de la réforme de l’aide sociale telle que définie dans le projet de loi 70. Ces jeunes avec lesquels nous travaillons au quotidien sont instables et bien qu’ils adoptent des attitudes réfractaires, ce qu’il faut comprendre c’est qu’ils manquent de tout et qu’ils ont un urgent besoin du support de l’État, comme le rappelle Sylvie Norris, directrice du Regroupement. Le ROCAJQ et ses organismes membres affirment que ce n’est pas en imposant des conditions aux plus démunis et aux plus vulnérables que le gouvernement pourra encourager ces prestataires à devenir des citoyens actifs et impliqués.

Bien que lors des échanges le ministre Blais se soit montré favorable à l’idée que les jeunes nécessitant une démarche préalable à la réinsertion à l’emploi y aient accès, le ROCAJQ demeure toutefois préoccupé à savoir comment, dans les faits, de telles mesures seront appliquées et surtout sous quels critères un jeune sera considéré apte ou sous contraintes à l’emploi.

Le ROCAJQ a fait part de son inquiétude quant au nombre limité d’emplois disponibles ne nécessitant pas d’exigences minimales et le pourcentage de jeunes premiers demandeurs qui feront partie de programme Objectif Emploi. Nous doutons sérieusement de la capacité d’intégration au marché de l’emploi des jeunes fréquentant nos organismes, et ce dans des délais de 12 mois tels que décrits dans le projet de loi 70. Même s’ils sont accompagnés d’un plan de cheminement personnalisé, nous demeurons convaincus que les démarches devront être adaptées et accessibles et que des formations devront faire partie intégrante de ce processus de réinsertion à l’emploi.

Nous désirons néanmoins saluer l’intention réelle du gouvernement à reconnaître les organismes communautaires en action autonome comme étant des experts de la réalité de ces jeunes aux parcours de vie différenciés et nous tenons à rappeler à ce dernier que nous continuerons à travailler et créer des liens avec les réseaux afin de contribuer à l’essor et à la stabilité des jeunes en matière d’insertion sociale et d’insertion en emploi.

Vous pouvez consulter, via ce lien, l’intégralité de nos recommandations dans le mémoire que nous avons déposé dans le cadre de cette commission parlementaire : http://bit.ly/1V4Nb2g

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) regroupe 50 organismes membres, répartis sur l’ensemble du territoire québécois, qui font une différence dans la vie de plus de 300 000 jeunes.

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Sources :
 
Marie Eve Gauthier
Adjointe de direction et
Responsable des communications pour le ROCAJQ
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Bur. : 514 388-7942
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Pour télécharger la version PDF: Communiqué de presse_PL70